En bref
Une journée entière consacrée à la Seconde Guerre mondiale et à la séparation de l’Allemagne, du tracé du mur au Mémorial.
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Nous avons consacré la deuxième de nos trois journées berlinoises à la Seconde Guerre mondiale et à la séparation de l’Allemagne qui s’en est suivie, séjour raconté dans notre week-end de 3 jours à Berlin. Cette page reprend les étapes dans l’ordre, avec ce que chacune apporte.
Nous avons consacré une journée entière à ce sujet et parcouru à pied une partie du tracé du mur de Berlin, ce qui nous a menés jusqu’à Checkpoint Charlie. Suivre le tracé plutôt que d’enchaîner les sites en métro donne une lecture continue de la coupure, et c’est ce qui a structuré la journée.
Le tracé traverse le centre et passe par des lieux devenus ordinaires, carrefours, trottoirs et places, ce qui rend la séparation plus lisible qu’un site isolé visité seul. Le détail des distances est dans notre itinéraire à pied.
Checkpoint Charlie était le poste-frontière le plus connu de la guerre froide, celui qui permettait de passer entre Berlin-Ouest et Berlin-Est. C’est aujourd’hui un point de passage très fréquenté du centre de Berlin, au milieu de la circulation.
Le site se voit depuis la rue, sans billet. Vous pouvez consulter les visites guidées proposées autour de Checkpoint Charlie si vous souhaitez un accompagnement.
Le musée du Mur se trouve non loin de Checkpoint Charlie. Il est dédié aux histoires de ceux ayant tenté de passer la frontière entre Berlin-Est et Berlin-Ouest, ce qui en fait un complément direct de ce que l’on voit dans la rue, où il ne reste qu’un poste de contrôle reconstitué.
Le midi, nous avons mangé au Sony Center, où se trouvent de nombreux cafés, boutiques, restaurants et un cinéma, le tout sous un toit vitré à l’architecture audacieuse. C’est une halte couverte au milieu d’une journée qui se passe presque entièrement dehors, et elle tombe au bon endroit sur le parcours.
Le lieu se situe sur la Potsdamer Platz, une place touristique aujourd’hui, mais qui était coupée en deux par le mur durant la guerre froide. C’est un des endroits où la transformation est la plus complète.
L’après-midi a été consacrée au Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe, un lieu de mémoire sur la Shoah. Il est constitué de 2 711 blocs de béton de tailles et de hauteurs différentes, de couleur gris sombre, assemblés en damier.
On le traverse librement, et l’effet tient à la variation des hauteurs, qui isole progressivement le visiteur au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans le damier. Prévoyez du temps : c’est un site que l’on ne traverse pas en dix minutes si l’on veut en saisir le dispositif.
Sous le mémorial se trouve un centre d’information dont l’entrée était gratuite lors de notre passage. On y lit des biographies de victimes juives ainsi que des informations sur les camps de la mort.
Des audioguides payants sont disponibles en français pour une visite plus poussée. C’est le complément qui donne au mémorial extérieur sa portée documentaire, et il vaut mieux prévoir les deux dans la même après-midi.
À Berlin, il est frappant de voir coexister deux architectures complètement différentes de chaque côté de l’ancien mur. C’est une lecture qui se fait en marchant, plus qu’en visitant un site précis.
Le soir, nous avons marché un peu sur Karl-Marx-Allee : immeubles massifs, avenue longue de 2,6 km et large de 90 mètres, typique du style en vigueur dans les anciens pays du bloc soviétique.
Le dernier volet du sujet se trouve à l’est, le long de la Sprée, à distance des sites du centre. Sur 1,3 km, la plus longue section du mur encore debout accueille 118 fresques de street-art peintes sur le côté Est, dont la plupart font référence au mur et à sa chute.
Nous y sommes allés le dernier matin, séparément de cette journée. Voyez notre page sur la East Side Gallery et que faire à Berlin. Vous pouvez aussi comparer les hébergements à Berlin Mitte pour tout faire à pied.
2 711 blocs de béton de tailles et de hauteurs différentes, de couleur gris sombre et assemblés en damier. Sous le mémorial se trouve un centre d’information dont l’entrée était gratuite lors de notre passage en 2016.
Son entrée était gratuite lors de notre visite. On y lit des biographies de victimes juives et des informations sur les camps de la mort. Des audioguides payants sont disponibles en français pour une visite plus détaillée.
Le poste-frontière lui-même, le plus connu de la guerre froide, qui permettait de passer entre l’Ouest et l’Est. Le musée du Mur se trouve non loin, consacré aux histoires de ceux ayant tenté de franchir la frontière.
Oui, la plus longue section encore debout mesure 1,3 km et se trouve le long de la Mühlenstraße, où elle accueille la East Side Gallery et ses 118 fresques. On peut aussi suivre une partie du tracé dans le centre.
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