En bref
Une après-midi à Hendaye, sur le domaine d’Abbadia et la pointe Sainte-Anne, entre falaises, moutons en pâturage et château en pierres blanches.
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Nous avons descendu la côte atlantique pendant cinq jours fin février, des Landes jusqu’à la frontière espagnole, un itinéraire raconté dans notre roadtrip des Landes au Pays Basque. Hendaye a été notre point le plus au sud, et le domaine d’Abbadia la plus belle surprise du séjour. Voici ce que nous y avons vu.
Nous avons quitté Biarritz en fin de matinée, après quarante minutes de sauna à l’hôtel. La route vers Hendaye est courte, et nous l’avons coupée par une longue balade sur une plage du côté de Bidart, où les surfeurs étaient encore à l’eau malgré la saison.
C’est sur cette portion que le décor change vraiment. Nous avions quitté les grandes plages rectilignes des Landes pour un enchaînement de corniches et de chemins côtiers, avec un relief beaucoup plus marqué. Vous pouvez comparer les loueurs pour parcourir la côte basque.
Arrivés à Hendaye, nous avons commencé par marcher jusqu’au port. C’est une mise en jambes tranquille, et une bonne façon de prendre la mesure de la ville avant d’attaquer la partie la plus intéressante de la journée, qui se joue en dehors du centre.
Nous avons déjeuné à l’Hégoa Café, une halte simple et efficace avant la visite. Prévoyez de manger avant de rejoindre le domaine, car une fois sur les falaises vous n’aurez plus envie de redescendre, et rien n’est prévu pour se ravitailler sur le parcours. Vous pouvez voir les activités proposées à Hendaye.
Le domaine d’Abbadia occupe la partie de la corniche située à l’ouest d’Hendaye. Nous y avons passé l’après-midi, entre les falaises qui tombent sur l’océan, une campagne nettement plus verte que tout ce que nous avions vu depuis Arcachon, et des moutons en pâturage.
C’est un espace naturel protégé qui se parcourt à pied, sans billet pour la partie extérieure. Pour nous, c’est le plus beau paysage de tout le roadtrip, et de loin, y compris comparé à la dune du Pilat vue deux jours plus tôt. Prévoyez de bonnes chaussures et un coupe-vent, car les chemins longent la falaise et restent très exposés.
Au milieu du domaine se dresse un château en pierres blanches, qui tranche complètement avec le vert des pâturages et le gris de l’océan. Son architecte est Eugène Viollet-le-Duc, un nom que la plupart des visiteurs associent d’abord à un tout autre chantier.
Il est en effet principalement connu pour la restauration de la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris, au milieu du XIXe siècle. Retrouver sa signature ici, à l’extrême sud-ouest de la France, fait partie de ce qui rend la visite mémorable. Consultez le site de l’office de tourisme d’Hendaye pour les horaires.
Nous avons prolongé la visite jusqu’à la pointe Sainte-Anne, à l’extrémité du domaine. Les falaises y sont spectaculaires et le sentier suit le trait de côte, ce qui donne une succession de points de vue sur l’océan et sur la ligne de la corniche vers l’est.
En février, nous n’avons croisé presque personne sur ces chemins, ce qui ajoute beaucoup à l’expérience. C’est une randonnée courte et accessible, mais réellement exposée au vent, comme l’ensemble du littoral décrit dans la côte basque hors saison.
L’ensemble, falaises, campagne verte, moutons et château de pierre claire, nous a immédiatement rappelé les décors que nous avions vus en Cornouailles, du côté de Tintagel. C’est une association qui peut surprendre à cette latitude, mais elle nous est venue spontanément sur place.
Si vous arrivez des Landes, la rupture est encore plus nette : quelques dizaines de kilomètres séparent la pinède et les plages rectilignes de ces falaises verdoyantes. C’est ce contraste qui justifie, à lui seul, de pousser jusqu’à Hendaye.
Une fois la visite terminée, nous sommes repartis vers le nord jusqu’à Saint-Jean-de-Luz pour la soirée. Nous y avons parcouru rapidement le centre historique et le bord de mer, puis pris de quoi grignoter pour la fin de journée.
Nous avons ensuite dormi à Ciboure, la commune voisine, dans une chambre d’hôtes avec vue sur la baie. Cette étape est racontée dans Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, et vous pouvez comparer les hébergements disponibles à Hendaye si vous préférez rester sur place.
Nous avons parcouru le domaine et la pointe Sainte-Anne à pied, sur des chemins côtiers accessibles. Le château, lui, se visite selon des horaires qui varient au fil de l’année, et notre récit ne relève ni tarif ni horaire précis. Renseignez-vous avant de vous déplacer.
Son architecte est Eugène Viollet-le-Duc, surtout connu pour la restauration de la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris au milieu du XIXe siècle. Le bâtiment en pierres blanches tranche nettement avec le vert des pâturages qui l’entourent.
Nous y avons consacré une après-midi complète, après un déjeuner en ville et une marche jusqu’au port. C’est un bon format : il laisse le temps de parcourir les falaises jusqu’à la pointe Sainte-Anne sans courir, puis de remonter vers Saint-Jean-de-Luz pour la soirée.
Oui, et nous l’avons fait fin février sans difficulté. Les chemins étaient praticables et nous n’avons croisé presque personne. Prévoyez un coupe-vent efficace et de bonnes chaussures, car les sentiers longent des falaises très exposées.
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