En bref
Une semaine de camping près de Landéda, entre l’Aber Wrac’h et l’Aber Benoît, avec Victor et notre beagle Glasgow. Notre deuxième séjour sur place.
0 commentaires
Nous avons passé une semaine d’été en camping près de Landéda avec Victor et notre chienne Glasgow, séjour raconté dans notre semaine de camping dans le pays des Abers. C’était notre deuxième passage, après un premier lors du roadtrip de 2017. Cette page rassemble tout ce que nous y avons visité.
Les Abers sont des estuaires typiques de la côte nord du Finistère, où l’océan remonte loin à l’intérieur des terres. Le résultat ressemble à des fjords bretons, avec des paysages qui changent complètement entre marée haute et marée basse.
Les trois principaux se visitent facilement depuis Landéda. L’Aber Wrac’h s’étend sur 33 km, l’Aber Benoît sur 31 km et l’Aber Ildut sur 20 km. Ce dernier est connu pour son granit, exploité depuis l’Antiquité, dont sont parties les pierres du socle de l’Obélisque de la Concorde à Paris.
Le port de Landéda, au cœur de l’Aber Wrac’h, est petit mais vivant : les voiliers se balancent à l’abri des digues et l’on trouve plusieurs cafés et restaurants. Nous y avons déjeuné en terrasse chez Ty Billig Ar Mor pour notre première galette de la semaine.
Nous y sommes revenus plusieurs fois, notamment chez L’Escale pour des moules-frites. En 2017, nous avions testé le Captain sur le port, excellent mais sans terrasse, ce qui se complique avec un chien. Vous pouvez comparer les hébergements à Landéda.
Nous avons embarqué depuis le port de l’Aber Wrac’h sous la pluie, et bonne nouvelle : les chiens sont acceptés à bord et sur l’île. Le trajet est court mais dépaysant. Sandrine est restée se promener avec Glasgow pendant que Victor et moi montions.
Construit au XIXe siècle, c’est le plus haut phare en pierre taillée d’Europe, avec 82,5 mètres et un escalier de 365 marches. La vue en haut est spectaculaire, ponctuée de récifs et de petites îles, et le guide raconte l’histoire des gardiens et des tempêtes. Vous pouvez voir les activités proposées dans les Abers.
L’après-midi suivant la traversée, nous avons roulé jusqu’au village de Meneham, ancien hameau de pêcheurs et de goémoniers. Les maisons basses en pierre, serrées contre les rochers, donnent une impression de décor hors du temps assez unique sur cette côte.
Le site a été restauré et accueille aujourd’hui des artisans et des expositions. C’est une visite qui fonctionne autant pour les adultes que pour les enfants, et elle se combine bien avec un déjeuner. Nous avions mangé chez La Palue, une cuisine franco-asiatique cachée derrière une façade de pizzeria.
Nous sommes partis marcher sur la presqu’île Saint-Laurent, et depuis la pointe nous avons photographié le phare du Four, planté au milieu des vagues. C’est une des images les plus fortes que nous rapportons de cette semaine.
Le phare du Four appartient, comme celui de Kéréon, à ce que l’on appelle les enfers, c’est-à-dire les phares en pleine mer. Les purgatoires sont ceux des petites îles isolées, et les paradis ceux de la côte. Nous avons déjeuné à la sandwicherie Le P’tit Cintré, simple et efficace.
Le matin, nous avons marché le long de l’Aber Benoît au niveau de Saint-Pabu. La plage de Korn ar Gazel s’étend à perte de vue et de belles maisons dominent l’estuaire depuis les hauteurs. L’aber est plus intime que son voisin, et ses eaux sont réputées pour leurs huîtres.
L’après-midi, nous avons visité le site archéologique d’Iliz-Koz, vestiges d’un enclos paroissial abandonné en 1729 à cause de l’avancée du sable. Il y a même des tombes de chevaliers, qui ont passionné Victor. Les légendes d’église engloutie en une nuit y trouvent une part de réalité.
Sur le chemin du retour de la presqu’île Saint-Laurent, nous avons fait halte à la chapelle Saint-Jaoua, à Plouvien. C’est une visite courte, gratuite, et un bon prétexte pour quitter le littoral une heure ou deux.
Le Finistère compte plus de mille chapelles. Beaucoup ont été construites lors de la christianisation, parfois à l’emplacement d’anciens lieux païens. Cette densité unique vaut au département son surnom de terre des saints, et l’on en croise sans les chercher.
C’était notre premier séjour sous la tente avec Glasgow, alors âgée de dix mois. Le camping de Penn Enez est en bord de mer, sur les dunes, et elle y a découvert le sable avec une énergie débordante. Au lever du jour comme au coucher, les lapins sortent des dunes.
Cette semaine lui a fait du bien : elle s’est enfin calée sur notre rythme et dormait jusqu’à 6 h 30 ou 7 h, contre 5 h à la maison. La plupart des sentiers et des traversées acceptent les chiens, mais certaines plages restent limitées. Elle a pu embarquer pour la journée à Ouessant. Voyez aussi où dormir en Bretagne.
Il mesure 82,5 mètres et se gravit par un escalier de 365 marches, ce qui en fait le plus haut phare en pierre taillée d’Europe. Il a été construit au XIXe siècle. La visite se fait avec un guide qui raconte l’histoire des gardiens et des tempêtes.
Trois jours permettent de voir Landéda, l’île Vierge et Saint-Pabu. Nous y avons passé une semaine complète, ce qui nous a laissé le temps d’ajouter Meneham, la presqu’île Saint-Laurent, Iliz-Koz et une excursion à Ouessant, avec des journées de pause au camping.
Oui, très bien. Glasgow nous accompagnait toute la semaine, y compris sur le bateau vers l’île Vierge, où les chiens sont acceptés à bord et sur l’île. Il faut simplement vérifier les règles des plages, qui peuvent varier selon les communes et la saison.
Beaucoup moins que la côte sud, la presqu’île de Crozon ou la Côte de Granit Rose. C’est ce qui nous a fait revenir une seconde fois. Le secteur autour de Lannilis, Landéda et Saint-Pabu reste une Bretagne de ports discrets et de villages.
Inspiration
Vous cherchez de l'inspiration pour votre prochain voyage ? Découvrez nos destinations par thématiques.