En bref
Notre première semaine à trois a mêlé Préhistoire, châteaux, villages médiévaux, marchés et longues pauses au bord de la piscine, sous une chaleur écrasante.
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En 2020, nous avons passé huit jours en Dordogne avec Victor, alors âgé de sept mois, pour nos premières vacances à trois. Cette page rassemble uniquement les visites que nous avons réellement faites pendant cette semaine, racontée jour par jour dans notre récit complet en Dordogne. Elle sert de point de départ vers les guides plus détaillés de la région.
Le Périgord se découpe en quatre appellations touristiques, et deux concentrent l’essentiel des visites. Le Périgord noir rassemble Lascaux, Sarlat, Beynac, La Roque-Gageac, Marqueyssac et les vallées de la Dordogne et de la Vézère. Le Périgord pourpre correspond au Bergeracois, à ses vignobles et à ses bastides, dont Monpazier et Issigeac.
Notre chambre d’hôtes se trouvait près d’Issigeac, à la limite du Lot-et-Garonne, donc nettement plus au sud que ce que nous avions imaginé au départ. Nous avons pu voir les deux Périgord, mais au prix de longs trajets vers Lascaux et la vallée de la Dordogne. Sur une semaine, ce choix de zone reste la décision la plus structurante du séjour, comme nous le détaillons dans notre comparatif Périgord noir ou Périgord pourpre.
La grotte originale n’est plus accessible depuis 1963, en raison de la dégradation des peintures provoquée par l’afflux de visiteurs. Nous avons donc visité Lascaux IV, ouvert en 2016, qui reproduit l’intégralité de la cavité au centimètre près grâce à la modélisation 3D. Il y faisait environ 13 °C, Victor était habillé chaudement dans son porte-bébé et la pénombre l’a rapidement endormi. Tout est détaillé dans notre guide consacré à Lascaux.
La vallée de la Vézère prolonge naturellement le thème. Les Eyzies-de-Tayac, surnommée capitale mondiale de la Préhistoire, abrite le Musée national de la Préhistoire et la grotte de Font-de-Gaume, dernière grotte ornée encore ouverte au public. C’est également là qu’ont été mis au jour les ossements de l’homme de Cro-Magnon, dont le nom vient simplement de l’abri où ils ont été retrouvés.
Monpazier, fondée en 1284, est considérée comme la bastide modèle : tracé orthogonal presque intact et grande place bordée d’arcades appelées cornières. Beynac-et-Cazenac grimpe depuis la rivière jusqu’au château, entre maisons aux toits de lauze et vues de plus en plus larges. La Roque-Gageac s’adosse à la falaise, avec un fort troglodytique et un jardin exotique favorisé par le microclimat.
Limeuil, au confluent de la Dordogne et de la Vézère, se mérite par une montée soutenue avant d’atteindre ses jardins panoramiques. Côté Périgord pourpre, Issigeac offre une ambiance plus rurale et un marché dominical très animé. Retrouvez-les tous dans notre sélection des plus beaux villages de Dordogne.
Monbazillac, construit en 1550, associe mobilier du XVII e siècle, archives sur les guerres de Religion, cave et dégustation. Biron superpose des architectures du Moyen Âge à la Renaissance et offre un panorama de plus de trente kilomètres. Commarque réunit forteresse, village fortifié, abris troglodytiques et grotte ornée, sur un site resté oublié sous la végétation pendant près de quatre siècles.
Les jardins comptent presque autant que les châteaux dans cette région. Marqueyssac déroule plus de six kilomètres d’allées ombragées et cent cinquante mille buis taillés à la main sur un éperon rocheux culminant à cent trente mètres, face à Castelnaud, Beynac et La Roque-Gageac. Nous avons admiré Beynac sans visiter son intérieur, faute d’avoir emporté le porte-bébé ce jour-là. Comparez les sites dans notre guide des châteaux de Dordogne.
Notre dimanche a commencé au marché d’Issigeac, sacré plus beau marché d’Aquitaine en 2018, où les étals occupaient presque toutes les ruelles de la cité médiévale. Foie gras, canard, noix et truffe noire y tiennent une place centrale, à côté des stands d’artisanat. La suite de la journée nous a menés au château de Monbazillac puis à Bergerac.
Le vignoble de Bergerac couvre environ 12 600 hectares et regroupe une douzaine d’appellations, dont Monbazillac, Pécharmant et Côtes-de-Bergerac. Le liquoreux est le plus connu, mais la région produit aussi des blancs secs, des rouges et des rosés. Notre journée complète est racontée dans notre guide de Monbazillac et Bergerac.
Avec un bébé de sept mois et deux journées annoncées à 38 °C, nous avons limité le programme à une grande visite quotidienne : sortie le matin, retour au frais l’après-midi. Le porte-bébé ventral était indispensable sur les sites à marches, la poussette réservée aux centres plats et à des visites comme le cloître de l’abbaye de Cadouin.
Les jardins ont particulièrement bien fonctionné : Marqueyssac pour l’ombre et la largeur des allées, Limeuil pour son parcours d’énigmes destiné aux enfants. Une piscine à l’hébergement change complètement la tenue d’une semaine de canicule. Notre retour détaillé est dans Dordogne avec un bébé.
Les routes sont sinueuses et les temps de trajet s’additionnent rapidement. Choisissez une base proche de la majorité de vos visites, réservez Lascaux avant le départ et gardez au moins une journée volontairement légère. La voiture reste indispensable, les sites étant très dispersés, et vous pouvez comparer les loueurs de voiture sur Discovercars.
Horaires, tarifs et formats de visite évoluent à chaque saison. Vérifiez-les auprès de Dordogne Périgord Tourisme et des sites officiels, et parcourez au besoin les visites guidées et activités disponibles en Dordogne. Le déroulé jour par jour reste disponible dans notre récit complet en Dordogne.
Une semaine permet de découvrir une zone principale et quelques excursions. Dix à quatorze jours sont préférables pour combiner tranquillement Bergerac, Lascaux, Sarlat et la vallée de la Dordogne.
Lascaux IV, un village de la vallée comme Beynac ou La Roque-Gageac, un château, Sarlat et une bastide ou un vignoble donnent un bon aperçu de la région.
Le Périgord noir convient mieux aux grands sites historiques et aux villages de la vallée. Le Périgord pourpre est plus calme et orienté vers les vignobles et les bastides.
Oui, à condition d’alléger le programme, de prévoir un porte-bébé et de choisir un hébergement permettant de se reposer pendant les fortes chaleurs.
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