En bref
Le téléphérique des records depuis Ehrwald, la neige en plein mois d'août, la vue sur deux pays et le pont suspendu Highline179 : notre journée en famille sur le toit de l'Allemagne.
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Le Zugspitze est une curiosité géographique : son sommet est en Autriche, mais c'est aussi le point culminant de l'Allemagne (2 962 m), à cheval sur la frontière. Là-haut, une vue à 360° sur les deux pays, le lac Eibsee en contrebas, des alpinistes en approche, un névé qui résiste à l'été. Et pour notre fils Victor, le bonheur simple d'être « plus haut que les nuages » et de jouer dans la neige en plein mois d'août.
Nous y avons consacré une journée entière lors de notre roadtrip Bavière-Tyrol-Dolomites, au départ d'Ehrwald, côté autrichien. Voici tout ce qu'il faut savoir, à commencer par les prix, qui donnent le vertige avant même la montée.
Le sommaire :
Nous sommes montés par la Tiroler Zugspitzbahn depuis Ehrwald, côté autrichien : une télécabine assez impressionnante qui vous hisse à près de 3 000 m. C'est le téléphérique au plus grand dénivelé en un seul tronçon au monde. La montée est une attraction en soi (âmes sensibles au vide : asseyez-vous côté montagne).
Comptez 78 € par adulte l'aller-retour, tarif constaté lors de notre visite, tarifs enfants réduits. Oui, c'est cher. C'est le budget d'une journée de ski pour une heure de trajet cumulé. Notre avis après coup : la vue au sommet justifie la dépense, une fois.
Si vous comptez marcher là-haut, prenez le billet couplé avec le second téléphérique qui descend sur le plateau glaciaire (Glacier Rundreise<) : c'est là que se trouvent le névé, les départs de balades et l'ambiance haute montagne accessible. C'est ce que nous avons fait, et c'était le cœur de la journée pour Victor.
Le sommet est aussi accessible côté allemand, depuis le lac Eibsee (téléphérique) ou par le train à crémaillère depuis Garmisch-Partenkirchen. Nous n'avons pas testé cette voie, notre vécu est côté Ehrwald. Les deux versants communiquent au sommet : certains montent d'un côté et redescendent de l'autre.
Depuis les terrasses, le panorama embrasse l'Autriche et l'Allemagne, avec le lac Eibsee en contrebas côté allemand, turquoise vu d'en haut. Nous avons passé un long moment à observer les alpinistes en approche du sommet (marqué par sa croix dorée) et les Chocards à bec jaune, ces corneilles des montagnes qui planent au ras des terrasses.
Sur le plateau glaciaire, un tas de neige résiste à l'été. Et pour un enfant, jouer dans la neige en août en sandales d'été est un souvenir impérissable. Prévoyez une couche chaude : même en plein été, on est à 3 000 m.
Nous avons déjeuné au restaurant du sommet (prix d'altitude, évidemment) avant de visiter le petit musée consacré à la montagne et à l'histoire du téléphérique. Une pause bienvenue si la météo se couvre.
En redescendant, ne manquez pas l'enchaînement que nous avons fait dans l'après-midi : les ruines du château d'Ehrenberg, près de Reutte, à 20 minutes d'Ehrwald.
La particularité du site : de l'autre côté de la vallée se dresse le Fort Claudia, et les deux sont reliés par le Highline179. 400 mètres de long, 115 mètres de haut, le plus long pont suspendu piéton du monde. Sandrine a un peu le vertige, Victor a adoré : chacun son camp. Billets sur place.
Nous avons rayonné depuis Berwang, une petite station à 20 minutes d'Ehrwald, au Gästehaus Zugspitzblick, dont le nom annonce la couleur : accueil très chaleureux, petits-déjeuners copieux avant les journées de visite, dans un superbe cadre de montagne. Bonus du village : l'accès gratuit à la piscine extérieure (avec vue sur les montagnes et jeux gonflables), notre fin de journée préférée après le sommet. Deux bonnes tables sur place : le SonnAlpin et, pour une occasion, le somptueux chalet Relais & Châteaux de l'hôtel Singer où nous avons déjeuné.
Alternatives plus proches des remontées : les hôtels d'Ehrwald côté autrichien, ou Garmisch-Partenkirchen côté allemand. Et si vous combinez avec le château de Neuschwanstein, Berwang reste une base centrale entre les deux.
La demi-journée pour sommet et glacier ; la journée en ajoutant Ehrenberg et le Highline179 comme nous. Montez le matin : la météo est plus stable et les nuages s'accrochent souvent aux sommets l'après-midi. Nous avons vu la mer de nuages se former en direct.
Très bon souvenir familial : la télécabine spectaculaire, la neige en été, les Chocards... Attention simplement à l'altitude (montée rapide à 3 000 m : hydratez, et surveillez les tout-petits) et au vide dans la télécabine pour les enfants sensibles.
Toute l'année : c'est un domaine skiable l'hiver. L'été pour combiner avec les lacs et châteaux de la région, l'hiver pour la neige garantie. Par temps couvert, reportez : à 78 € le billet, la vue EST le produit. Le sommet dispose de webcams à consulter le matin même.
Les deux : le sommet est frontalier. Point culminant de l'Allemagne, il se monte indifféremment depuis Ehrwald (Autriche) ou depuis Eibsee/Garmisch (Allemagne).
Environ 78 € par adulte l'aller-retour depuis Ehrwald, tarif constaté lors de notre visite. Le billet couplé avec le téléphérique du glacier vaut le supplément si vous voulez marcher là-haut.
Oui, mais c'est une course d'alpinisme ou une très longue randonnée exigeante réservée aux marcheurs aguerris. Nous avons observé les alpinistes depuis la terrasse, café en main, sans complexe. Toute cette étape tyrolienne est racontée dans le récit complet du roadtrip.
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