En bref
Trois soirs d'aurores boréales sur neuf jours de voyage, sans tour organisé : nos spots, nos applis de prévision et nos réglages photo entre Tromso et les îles Lofoten.
0 commentaires
Cet article contient des liens affiliés : si vous réservez via ces liens, nous touchons une petite commission, sans aucun surcoût pour vous. Cela nous aide à faire vivre le blog. Nous ne recommandons que des lieux testés ou sérieusement repérés.
Voir des aurores boréales, c'était l'objectif numéro un de notre roadtrip de 9 jours entre Tromso et les îles Lofoten, fin février. Objectif rempli : nous en avons observé 3 soirs, dont une aurore violette au dessus d'un fjord près de Henningsvaer, sans jamais passer par un tour organisé.
Sur cette page, nous partageons tout ce qui nous a servi sur place : les conditions à réunir, la bonne période, nos spots, les applis de prévision et les réglages photo qui ont fonctionné avec notre matériel.
💡 Vous préparez le reste du séjour ? Consultez aussi Que faire à Tromso en hiver et Que faire sur les îles Lofoten.
Le sommaire :
Tromso et les îles Lofoten sont des spots idéals pour observer des aurores boréales : l'idéal est de se trouver entre 65 et 75 degrés de latitude, et Tromso est située à 69 degrés, au dessus du cercle polaire arctique.
Trois conditions doivent être réunies : qu'il fasse nuit, que le ciel soit dégagé et que l'activité solaire soit suffisante. La température, elle, n'a aucune importance. Les aurores se forment entre 100 et 300 km d'altitude, et c'est d'ailleurs cette altitude qui fait varier leurs couleurs, selon la réaction entre les atomes de l'atmosphère et les particules envoyées par le soleil.
Dernier point, le plus important en pratique : éloignez-vous de la pollution lumineuse des villes. Une aurore intense reste visible depuis un parking éclairé (nous en avons vu une ainsi à Svolvaer, à travers les nuages !), mais dans le noir complet, le spectacle n'a rien à voir.
La saison d'observation s'étend de septembre à fin mars. Nous sommes partis du 23 février au 4 mars, pendant les vacances scolaires : malgré une météo compliquée les premiers jours (deux sorties annulées à cause du vent et de la neige), nous avons fini par voir des aurores 3 soirs sur 9.
Bon à savoir : nos trois observations ont toutes eu lieu en début de soirée, entre 19h et 21h. Entre Tromso et les Lofoten, les aurores peuvent s'observer dès la nuit tombée et jusqu'à environ 3h du matin. Inutile donc de veiller systématiquement jusqu'au milieu de la nuit : surveillez les prévisions dès le coucher du soleil.
Notre méthode : repérer un lieu de jour, dégagé et orienté au nord si possible, puis y revenir à la nuit tombée avec une lampe frontale. Voici où nous avons eu de la chance :
Un fjord près de Henningsvaer (Lofoten). Notre plus belle soirée. Installés au bord de l'eau avec les montagnes en arrière plan, nous avons d'abord vu apparaître des trainées blanches, sans être surs qu'il s'agissait d'aurores. Puis elles se sont colorées de vert et ont défilé toute la soirée, certaines fugaces, d'autres dansant longuement dans le ciel. Ce soir là, nous avons même vu une aurore violette. Cerise sur le gâteau : notre chambre au Lofoten Arctic Hotel donnait sur le fjord, et on voyait encore les aurores depuis la fenêtre.
Le lac gelé de Storkongsvatnet, avant Svolvaer. Un sentier verglacé mène à ce lac entouré de quelques maisons, découvert au hasard d'une balade. Nous y sommes retournés un soir à la tombée de la nuit : aurores moins lumineuses que la première fois, mais le décor était plus joli encore. Quelques skieurs de fond passaient sur le chemin, sinon nous étions complètement seuls, sans aucune lumière. Il faisait -11 degrés d'après le thermomètre de la voiture, la lampe frontale et des chaufferettes de poche (efficaces plusieurs heures) nous ont bien servi.
Le parking de notre rorbu à Svolvaer. La preuve qu'il ne faut jamais désespérer : une aurore aperçue à travers les nuages, en pleine pollution lumineuse, en rentrant simplement au logement. Qui a dit qu'on ne pouvait pas en voir en ville !
Depuis le bateau Hurtigruten, en revanche... Nous avons observé une dernière aurore depuis le pont, entre Svolvaer et Tromso, mais les mouvements du navire rendent toute photo en pose longue impossible. Profitez-en avec les yeux.
Il existe plusieurs sites et applications pour localiser les aurores boréales. Celui que nous avons le plus utilisé est norway-lights.com, très simple d'utilisation. Côté applications, nous avions installé « My Aurora Forecast » sur iOS.
Certaines applications proposent des alertes, un service la plupart du temps payant que nous n'avons pas testé. Et n'hésitez pas à demander à la réception : certains hôtels proposent de vous réveiller si une aurore est visible ! Un critère qui peut compter au moment de choisir où dormir à Tromso.
Pour photographier les aurores boréales, vous aurez besoin d'un appareil photo avec un boitier (type reflex ou hybride) pour pouvoir jouer avec les réglages. N'étant pas expert, je risque de vulgariser les termes techniques, n'hésitez pas à réagir en commentaire en bas de l'article si besoin.
Sachez également que les batteries supportent mal le froid : gardez-les dans votre poche, près du corps, et ne les mettez dans l'appareil qu'au dernier moment. Une lampe frontale est indispensable pour se déplacer dans le noir et faire les réglages.
N'hésitez pas à lire des blogs de photographes pour des explications plus techniques sur la photo de nuit. Et couvrez-vous vraiment bien : vous ne savez jamais combien de temps vous attendrez dans le froid avant de peut-être voir une aurore.
Si vous souhaitez être aidés pour voir et photographier des aurores boréales, il existe des tours organisés. Souvent en bus, un chauffeur expérimenté vous emmène en petit groupe là où les chances sont les meilleures. Plusieurs formules existent : des tours axés photographie avec conseils et prêt de matériel, d'autres avec repas autour d'un feu de camp, ou juste le transport. Certains vous remboursent ou vous proposent une autre date si vous n'avez rien vu : un point important à vérifier avant de choisir une compagnie.
Difficile pour nous de vous recommander ou non ces offres, car nous n'en avons pas eu besoin : avec notre voiture de location et les applis de prévision, nous avons chassé les aurores par nous-mêmes. Je suppose que nous aurions craqué si, en fin de voyage, nous n'avions toujours rien vu. C'est en tout cas une bonne solution si vous restez peu de temps sur place ou si vous n'avez pas de véhicule.
Une voiture change tout. C'est elle qui nous a permis de nous éloigner des lumières et de retourner sur nos spots repérés de jour. Nous avions loué chez Europcar à Tromso une voiture équipée de pneus neige, tous nos conseils dans notre page louer une voiture pour les Lofoten.
Le logement peut faire partie du plan. Une chambre avec vue dégagée vers le nord ou un hôtel qui propose un réveil aurores, c'est une seconde chance chaque nuit. Nous avons vu des aurores depuis la fenêtre de notre chambre au Lofoten Arctic Hotel à Henningsvaer et depuis le parking de notre rorbu de Svolvaer. Nos adresses testées sont dans Où dormir à Tromso et Où dormir sur les Lofoten.
L'équipement. Plusieurs couches chaudes, un bonnet, des gants (dont une paire fine pour manipuler l'appareil), une lampe frontale et des chaufferettes de poche. Par -11 degrés au bord d'un lac gelé, rien n'est superflu.
De septembre à fin mars. Nous y étions fin février et nous avons vu des aurores 3 soirs sur 9, toutes en début de soirée entre 19h et 21h.
Non, avec une voiture et une appli de prévision, on peut les chasser soi-même : c'est ce que nous avons fait. Un tour reste une bonne option si vous restez peu de temps ou sans véhicule.
C'est possible si l'aurore est intense : nous en avons vu une depuis le parking de notre logement à Svolvaer, à travers les nuages. Mais en s'éloignant de la pollution lumineuse, le spectacle est incomparable.
Inspiration
Vous cherchez de l'inspiration pour votre prochain voyage ? Découvrez nos destinations par thématiques.