En bref
Le plus grand lac du Queyras, atteint en 1 h 15 depuis le parking du Fond de Chaurionde.
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Je suis monté seul au lac Sainte-Anne un jeudi d'août 2026, lors d'une semaine à Ceillac racontée dans notre semaine dans le Queyras. Sandrine et Victor sont restés au village : l'ascension était trop longue après être déjà monté au lac Miroir la veille.
Le lac est situé à 2 414 mètres d'altitude, au pied du pic Nord de la Font Sancte. Avec ses 8,5 hectares, c'est le plus grand lac du Queyras, et ses eaux sont turquoise.
Il n'est pas très loin du lac Miroir et pourtant les deux ne se ressemblent pas : ici, pas de prairie ni de petite forêt de mélèzes, tout est minéral. C'est ce qui rend la montée intéressante même quand on a déjà fait l'autre lac dans la semaine.
L'aire de stationnement du Fond de Chaurionde se trouve au fond de la vallée, à quelques kilomètres au-dessus du hameau de La Riaille. De là, le lac est annoncé à 2 h 20 de marche pour un peu moins de 500 mètres de dénivelé positif, soit 6,44 kilomètres aller-retour.
Étant seul et ne faisant pas beaucoup de pauses, j'ai mis 1 h 15 pour monter et 45 minutes pour redescendre. C'est l'itinéraire le plus court des trois, et celui à privilégier si vous avez déjà fait le lac Miroir.
Le deuxième itinéraire part du Pied du Mélézet et combine les deux lacs : depuis le lac Miroir, comptez environ 250 mètres de dénivelé supplémentaires et une heure de marche.
Le troisième part de Ceillac et remonte toute la vallée, ce qui ajoute quelques kilomètres. Il suit le tracé du GR5. La boucle complète Ceillac, lac Miroir, lac Sainte-Anne et retour est donnée à 12,6 kilomètres pour 721 mètres de dénivelé, six heures et un niveau difficile. C'est la boucle reine de Ceillac, hors de portée avec un enfant de 6 ans.
Le lac doit son existence à un surcreusement glaciaire avec une épaisse moraine frontale. Il n'a pas de déversoir : ses eaux s'infiltrent directement dans le barrage morainique, qui est perméable.
C'est un détail qui explique la forme du site et la position de la chapelle, bâtie sur cette moraine. Le lac s'appelait autrefois le lac de l'Adoux, d'un mot gallo-romain désignant une source.
La chapelle surplombe le lac depuis la moraine. Un pèlerinage s'y déroule chaque 26 juillet depuis le XVIIe siècle, lié au sauvetage inespéré de deux jeunes bergers.
Pour la photographier avec le lac, il faut contourner une partie de la rive. De ce côté, il y a beaucoup moins de monde qu'au point d'arrivée du sentier, ce qui est le meilleur argument pour faire ce détour.
Le lac est réputé rempli de truites, et il est possible d'acheter une carte de pêche en ligne ou à l'office de tourisme. En m'isolant pour photographier l'autre rive, vers le sentier qui repart vers le lac Miroir, je suis tombé nez à nez avec une marmotte qui ne m'avait pas entendu arriver.
Le revers de cette rive moins fréquentée : elle est infestée de petits moucherons qui rappellent les midges d'Écosse. Prévoyez de quoi vous couvrir si vous comptez rester une heure au bord de l'eau, ce que j'ai fait.
On peut bivouaquer ici, à condition de ne pas franchir certaines limites réservées au couchage des troupeaux, accompagnés de patous. C'est la contrainte principale à connaître avant de monter avec une tente.
Avec un chien, cela change le calcul : la présence de chiens de protection autour de ces zones rend le bivouac accompagné nettement moins simple. Voyez randonner à Ceillac avec un chien.
Le schéma météo de la semaine a été le même presque tous les jours : matinée dégagée, ciel qui se charge après le déjeuner, orage en fin d'après-midi. Sur une montée à 2 414 mètres, cela impose de partir en matinée.
Le décor étant entièrement minéral, il n'y a pas d'ombre au sommet, contrairement au lac Miroir et à sa forêt de mélèzes. Chapeau, eau et coupe-vent, l’un après l’autre dans la même journée (ce jour là je suis rentré assez tôt pour éviter la pluie. Voyez la page que faire à Ceillac et la randonnée du lac Miroir, et vous pouvez comparer les hébergements à Ceillac.
2 414 mètres, au pied du pic Nord de la Font Sancte. Avec ses 8,5 hectares, c'est le plus grand lac du Queyras. Le décor y est entièrement minéral, sans prairie ni forêt de mélèzes, ce qui le distingue du lac Miroir.
Il doit son existence à un surcreusement glaciaire avec une épaisse moraine frontale. Ses eaux s'infiltrent directement dans ce barrage morainique, qui est perméable. La chapelle qui surplombe le lac est bâtie sur cette moraine.
Oui, sans franchir certaines limites réservées au couchage des troupeaux, qui sont accompagnés de patous. C'est la contrainte à connaître avant de monter avec une tente, en particulier si vous voyagez avec un chien.
Le lac est réputé rempli de truites, et une carte de pêche s'achète en ligne ou à l'office de tourisme. Nous ne l'avons pas fait nous-mêmes, l'information vient de ce que nous avons lu sur place.
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