Par Geoffrey Ménissier — publié le .
En bref
Trois nuits sur le tour du Beaufortain : une en dortoir au refuge des Arolles, deux en bivouac en demi-pension, dont une sous l’orage.
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Je suis parti quatre jours sur le tour du Beaufortain en juillet avec cinq amis, séjour raconté dans notre trek du Beaufortain en 4 jours. Faute de places, nous avons combiné une nuit en refuge et deux en bivouac. Cette page détaille les trois hébergements et ce que la formule implique vraiment.
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Nous avons contacté les refuges vers le mois de mars pour un départ en juillet. Deux d’entre eux étaient déjà complets, ce qui a déterminé toute notre organisation de nuits. C’est le premier point à retenir : sur ce parcours, réserver au printemps peut déjà être tard.
Nous avons donc obtenu une seule nuit en couchage, au refuge des Arolles, et basculé les deux autres en bivouac. Avec le recul, ce n’est pas une punition, mais il faut le savoir avant de partir pour emporter le bon matériel. Voyez notre checklist de sac, et vous pouvez comparer les hébergements à Arêches-Beaufort pour la veille du départ.
Nos deux nuits de bivouac ont été prises en demi-pension auprès des refuges. On plante sa tente à proximité, et l’on dîne et petit-déjeune à l’intérieur. Cette formule nous a permis de ne pas avoir à transporter de la nourriture ni un réchaud, ce qui allège énormément le sac.
On garde donc les repas chauds, l’eau et la vie du refuge, tout en dormant dehors. Pour un premier trek, c’est le meilleur compromis que nous ayons trouvé, et nous le recommandons franchement à qui hésite entre l’autonomie complète et le dortoir.
Nous sommes arrivés vers 18 h après une première étape de 19 km. Bière, puis douche : le refuge en dispose, ce qui n’est pas le cas partout sur le parcours. Sa terrasse offre une vue magnifique sur le Mont-Blanc au coucher du soleil, et le dîner était de bonnes lasagnes.
Le seul reproche concerne la nuit : je n’ai pas beaucoup dormi vu le niveau sonore des ronflements dans le dortoir. Prévoyez des boules quies, ce n’est pas une précaution superflue. C’est aussi ce qui nous a fait apprécier les deux nuits de tente suivantes.
C’est le plus beau refuge du parcours, sans hésitation. Il dispose de grandes baies vitrées ouvertes sur la Pierra Menta et se trouve au bord d’un petit lac toujours en partie gelé. On y échange avec les autres randonneurs autour du repas, un Mafé dans notre cas.
Le confort est en revanche plus rustique : pas de douches, uniquement des lavabos pour une toilette rapide et froide. Nous avons monté la tente à côté après le dîner. Tout est détaillé dans notre page dédiée au refuge de Presset.
Ce refuge se trouve sur une portion du Tour du Mont-Blanc, et cela se sent immédiatement : il y a beaucoup plus de monde et beaucoup d’étrangers. Sa capacité était de 115 couchages l’été de notre passage, ce qui donne l’échelle par rapport aux deux précédents.
Les douches y sont payantes en supplément, à prévoir en petite monnaie. Le soir, nous avons partagé une croziflette avec des Estoniens, des Espagnols et une Française avec qui nous avons fait un bout de chemin le lendemain. C’est aussi cela, l’intérêt des refuges fréquentés.
Sur trois nuits, nous avons connu trois situations différentes : douche comprise aux Arolles, lavabos froids uniquement à Presset, et douche payante en supplément à la Croix du Bonhomme. Ne partez pas en supposant que vous vous laverez chaque soir.
C’est aussi pour cela qu’une serviette microfibre et un savon sec figurent dans notre liste de matériel. Renseignez-vous refuge par refuge au moment de réserver. Vous pouvez aussi regarder les randonnées encadrées proposées dans le Beaufortain si vous ne souhaitez pas faire ce trek complet.
N’ayant pas d’expérience en refuge, j’ai découvert une organisation assez militaire au service des repas. Les équipes n’ont pas vraiment le choix au vu du nombre de couverts à servir en très peu de temps, et cela surprend quand on arrive pour la première fois.
Ensuite, les saisonniers débarrassent, rangent, préparent les petits-déjeuners et les pique-niques du midi. En journée, ils nettoient refuge, douches et toilettes, préparent les lits, gèrent le ravitaillement et servent desserts et boissons aux nouveaux venus. Cela mérite d’être connu avant de râler sur un horaire.
À Presset, le matelas loué était de bonne qualité, mais le terrain légèrement en pente m’a donné l’impression de glisser à plusieurs reprises pendant la nuit. Le lendemain matin, depuis la terrasse du refuge, j’ai observé au moins six bouquetins s’approcher des tentes.
À la Croix du Bonhomme, des orages étaient annoncés. Un arceau de ma tente a cassé sous l’orage, et comme j’étais dans une sorte de cuvette, le fond a pris l’eau. La couverture de survie m’a isolé de l’humidité et le sac de couchage est resté quasiment sec. Voyez notre retour sur la difficulté du tour.
Oui, très en avance. Nous avons contacté les refuges vers le mois de mars pour un départ en juillet, et deux d’entre eux étaient déjà complets. Le parcours croise le Tour du Mont-Blanc, ce qui met une forte pression sur les couchages en été.
Vous plantez votre tente à proximité du refuge et vous prenez le dîner et le petit-déjeuner à l’intérieur. C’est la formule que nous avons utilisée deux nuits, et elle nous a permis de ne transporter ni nourriture ni réchaud, ce qui allège considérablement le sac.
Cela dépend du refuge. Le refuge des Arolles en avait, celui de Presset ne proposait que des lavabos pour une toilette rapide et froide, et celles du col de la Croix du Bonhomme étaient payantes en supplément. Prévoyez une serviette microfibre et du savon sec.
Le refuge de Presset, sans hésitation. Il dispose de grandes baies vitrées ouvertes sur la Pierra Menta et se trouve au bord d’un petit lac toujours en partie gelé. En revanche, le confort y est plus rustique qu’ailleurs sur le parcours.
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