En bref
Quatre jours de trek avec une nuit en refuge et deux en bivouac, en demi-pension. Objectif 8 kilos, réalité 11 kilos, et deux objets seulement jamais sortis du sac.
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Je suis parti quatre jours en trek dans le Beaufortain en juillet, avec une nuit en refuge et deux en bivouac, séjour raconté dans notre trek du Beaufortain en 4 jours. C’était mon premier trek. Cette page reprend la liste exacte de ce que j’ai emporté, et surtout ce qui a servi ou non.
Mon objectif était un sac à moins de 8 kg, eau comprise. Finalement, je tournais plutôt autour de 11 kg. Trois kilos d’écart peuvent sembler dérisoires sur le papier, mais ils se paient sur quatre jours et 4 800 mètres de dénivelé positif.
Concrètement, c’est ce qui explique la douleur croissante que j’ai ressentie dans le cou au fil des jours. Le cardio et les jambes tenaient bien, mais pas le portage. Nous revenons sur ce point dans notre page sur la préparation du trek.
La décision qui a le plus allégé mon sac n’est pas un choix de matériel, c’est un choix de formule. Nos deux nuits de bivouac ont été prises en demi-pension auprès des refuges : on plante la tente à côté et l’on dîne et petit-déjeune à l’intérieur.
Cela supprime la nourriture des repas principaux, le réchaud, le combustible et la popote. Les refuges permettent aussi de refaire le plein d’eau. Si vous débutez, c’est le levier le plus efficace pour ne pas partir avec 15 kilos. Voyez refuges et bivouac dans le Beaufortain.
Pour le bivouac, afin de ne pas trop dépenser pour un premier trek, j’ai loué une tente légère et un matelas de trek confortable via le site Bivouac-location. Les deux ont été livrés chez moi quelques jours avant le départ, ce qui est très pratique quand on part de Paris.
Le matelas s’est révélé de bonne qualité, y compris la nuit où le fond de ma tente a pris l’eau sous l’orage. La tente, elle, a perdu un arceau cette même nuit. Le sac de couchage, lui, venait de notre voyage en Norvège et a parfaitement fait le travail.
J’ai utilisé un sac à dos Forclaz de 50 litres avec sa cape de pluie, achetée pour l’occasion, et une poche à eau de 3 litres. Je remplissais cette poche selon la difficulté du jour, entre 1,5 et 2,5 litres, ce qui évitait de porter trois litres en permanence.
La housse de pluie s’est révélée utile dès le premier matin de brume et surtout la dernière journée, sous les averses. C’est un accessoire à ne pas considérer comme optionnel sur ce parcours, même en juillet, comme nous l’expliquons dans notre page sur la difficulté du tour.
J’ai emporté deux tenues complètes, une sur moi et une dans le sac, en sous-vêtements, short et t-shirt. Côté chaud et pluie, une veste de pluie, un coupe-vent et un K-way léger, plus deux polaires : une épaisse et une plus légère, avec un collant en mérinos pour la nuit.
Ce sont les vêtements propres et chauds qui font la différence le soir, après la douche, quand on s’installe sur la terrasse d’un refuge où la température baisse très vite. C’est un usage auquel je ne m’attendais pas et qui justifie à lui seul le poids.
J’ai racheté des chaussures de randonnée et des bâtons de marche pour ce trek. Les bâtons se sont révélés précieux le dernier jour, avec ses 2 000 mètres de descente sur 23 km : ils préservent réellement les genoux, ce n’est pas un accessoire de confort.
Côté pieds, chaussettes et chaussures mouillées pendant près de deux jours m’ont valu de belles ampoules. Les pansements ne suffisaient plus, et ce sont les bandes adhésives emportées dans la trousse de secours qui m’ont permis de finir sans trop de douleur. Emportez-en.
J’avais emporté une trousse de premiers soins avec crème solaire et anti-irritations et une couverture de survie. Cette dernière ne m’a pas servi comme équipement d’urgence, mais comme isolant sous la tente contre l’humidité du sol.
C’est ce qui a permis à mon sac de couchage de rester quasiment sec la nuit où le fond de la tente a pris l’eau sous l’orage. Pour quelques dizaines de grammes, c’est probablement l’objet le mieux rentabilisé de tout mon sac. Voyez notre nuit au refuge de Presset.
Sur l’ensemble de ce que j’ai emporté, seuls les lunettes de soleil et les gants légers n’ont pas servi. La baterie externe était de trop, les gîtes ont des prises, un simple chargeur aurait suffit. C’est un taux d’utilisation dont je ne me plains pas, et cela valide plutôt la liste elle-même, en dehors du poids total. Vous pouvez comparer les hébergements à Arêches-Beaufort pour la nuit qui précède le départ.
Avec le recul, j’aurais pu me passer de la grosse polaire, mais nous avons eu plutôt de la chance sur la météo et je ne referais pas forcément ce choix. Je n’ai pas non plus utilisé le collant en mérinos la nuit à Presset : sac de couchage et couverture de survie suffisaient.
Portage et couchage : sac à dos Forclaz 50 litres et sa cape de pluie, bâtons de marche, poche à eau de 3 litres, sac de couchage, tente et matelas en location. Vêtements : une veste de pluie, un coupe-vent et un K-way léger, une polaire épaisse, une polaire légère et un collant mérinos pour la nuit.
Le reste : premiers soins avec crème solaire et anti-irritations, serviette microfibre, barres énergétiques, batterie externe, deux tenues complètes, chaussures de randonnée et une paire de tongs, lunettes de soleil, casquette et gants légers, trousse de toilette avec savon sec et mouchoirs, appareil photo, et des sacs poubelle pour redescendre les déchets.
Je visais moins de 8 kg, eau comprise, et je suis arrivé à environ 11 kg. C’était portable mais j’ai eu de plus en plus mal dans le cou au fil des jours. La demi-pension au refuge est le levier le plus efficace pour descendre ce poids.
J’ai loué la tente et le matelas via le site Bivouac-location, livrés chez moi quelques jours avant le départ. Pour un premier trek, cela évite un gros investissement. Le matelas s’est révélé très bon, y compris la nuit où le fond de la tente a pris l’eau.
Trois choses. Les bâtons de marche, indispensables sur les 2 000 mètres de descente du dernier jour. La couverture de survie, utilisée comme isolant contre l’humidité du sol. Et les bandes adhésives, qui ont pris le relais quand les pansements ne suffisaient plus contre les ampoules.
Seulement la baterie externe, les lunettes de soleil et les gants légers. Je n’ai pas non plus utilisé le collant en mérinos pour dormir, le sac de couchage et la couverture de survie suffisant à me tenir au chaud. Avec plus de chance météo, la grosse polaire aurait pu rester à la maison.
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