En bref
Deux mois de préparation pour un premier trek classé trÚs difficile, sans expérience préalable. Ce qui a marché, et ce que nous avions mal anticipé.
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Je suis parti quatre jours dans le Beaufortain en juillet, avec cinq amis et sans aucune expĂ©rience du trek, sĂ©jour racontĂ© dans notre trek du Beaufortain en 4 jours. Jâavais commencĂ© Ă prĂ©parer cette randonnĂ©e environ deux mois Ă lâavance. Voici prĂ©cisĂ©ment ce que jâai fait, et ce que jâavais nĂ©gligĂ©.
Nous avons contactĂ© les refuges vers le mois de mars pour un dĂ©part en juillet. MalgrĂ© cette anticipation, deux dâentre eux Ă©taient dĂ©jĂ complets. Câest la premiĂšre leçon de ce trek : sur un itinĂ©raire qui croise le Tour du Mont-Blanc, la rĂ©servation se joue trĂšs en amont.
RĂ©sultat, une seule de nos trois nuits sâest faite en couchage de refuge, celle du refuge des Arolles. Les deux autres ont Ă©tĂ© en bivouac. Ce nâĂ©tait pas notre plan initial, mais cela a finalement bien fonctionnĂ©. Voyez notre page sur les refuges et le bivouac.
Les deux nuits de bivouac ont Ă©tĂ© prises en demi-pension auprĂšs des refuges. ConcrĂštement, on plante sa tente Ă proximitĂ© et lâon dĂźne et petit-dĂ©jeune au refuge. Câest la dĂ©cision qui a le plus allĂ©gĂ© mon sac, puisquâelle supprime la nourriture et le rĂ©chaud.
Pour un premier trek, cela change beaucoup de choses : on garde le confort des repas chauds et de lâeau disponible, sans le poids ni la logistique du camping autonome. Câest une formule que nous recommandons franchement Ă qui dĂ©bute, et que nous dĂ©taillons dans notre checklist de sac.
Trek Magazine classe cet itinĂ©raire en trĂšs difficile, et je nâavais aucune expĂ©rience de trek. Jâai donc commencĂ© deux mois avant. Sur le premier mois, je me suis contentĂ© de reprendre la course Ă pied et de marcher un peu plus souvent, sans plan structurĂ©.
Sur le second mois, jâai Ă©vitĂ© lâalcool, fait plus attention Ă mon alimentation et augmentĂ© la charge : au moins un footing par semaine, entre 12 et 18 km de course. Au niveau du cardio et des jambes, jâĂ©tais bien prĂ©parĂ© le jour du dĂ©part.
Le cardio et les jambes nâont pas Ă©tĂ© le problĂšme. En revanche, avec le poids du sac, plus les jours passaient, plus jâavais mal dans le cou. Câest le seul point sur lequel mon entraĂźnement Ă©tait clairement insuffisant, et il nâapparaissait dans aucun de mes calculs.
Si vous prĂ©parez un trek en portant un sac pour la premiĂšre fois, renforcez vos trapĂšzes et surtout marchez avec le sac chargĂ© avant le dĂ©part. Courir 18 km Ă vide ne prĂ©pare pas au portage, câest lâenseignement le plus utile de ma prĂ©paration.
On a beau partir en juillet, les refuges nous avaient prĂ©venus quâil nâĂ©tait pas impossible dâavoir de la neige et des tempĂ©ratures proches de zĂ©ro. Ils avaient raison : nous avons traversĂ© des nĂ©vĂ©s dĂšs la premiĂšre journĂ©e et environ 45 minutes de neige continue le troisiĂšme jour.
Nous avons aussi eu des orages une nuit et des averses le dernier matin. PrĂ©voir la pluie et le froid nâest pas du zĂšle sur ce parcours, câest une nĂ©cessitĂ©. Les consĂ©quences concrĂštes sont dĂ©taillĂ©es dans notre page sur la difficultĂ© du tour.
Je disposais dĂ©jĂ dâun peu de matĂ©riel pour le froid, hĂ©ritĂ© de notre voyage en NorvĂšge : deux polaires, un sac de couchage, un sac Ă dos de 50 litres et une veste coupe-vent. Jâai achetĂ© des chaussures de randonnĂ©e, des bĂątons, une housse de pluie et des collants en laine mĂ©rinos.
Pour le bivouac, afin de ne pas trop dĂ©penser, jâai louĂ© une tente lĂ©gĂšre et un matelas de trek confortable via le site Bivouac-location. Les deux ont Ă©tĂ© livrĂ©s chez moi quelques jours avant le dĂ©part, ce qui est trĂšs pratique. Le dĂ©tail complet est dans notre checklist de matĂ©riel.
Jâai pris les distances et les dĂ©nivelĂ©s dans Trek Magazine, mais sur le terrain nous avons suivi la trace GPS via lâapplication Komoot. CâĂ©tait indispensable sur les portions oĂč le sentier disparaĂźt, notamment la fin de la deuxiĂšme journĂ©e, entiĂšrement dans les rochers.
Pour lâeau, je remplissais la poche selon la difficultĂ© du jour, entre 1,5 et 2,5 litres, et cela a suffi. Les refuges permettent de refaire le plein, ce qui Ă©vite de porter trois litres en permanence. Voyez notre itinĂ©raire Ă©tape par Ă©tape.
Nous avons dormi Ă ArĂȘches la veille du dĂ©part, Ă lâhĂŽtel Viallet, oĂč lâaccueil est trĂšs sympathique. Câest un choix que nous recommandons : cela permet de partir vers 8 h aprĂšs un passage Ă la boulangerie, plutĂŽt que dâenchaĂźner voyage et premiĂšre grosse Ă©tape.
Sachez quâune navette gratuite monte Ă ArĂȘches depuis la gare dâAlbertville, ce qui rend le trek faisable sans voiture, comme nous lâexpliquons dans le tour du Beaufortain sans voiture. Vous pouvez comparer les hĂ©bergements Ă ArĂȘches-Beaufort pour la nuit prĂ©cĂ©dant le dĂ©part.
Jâai commencĂ© environ deux mois avant, sans aucune expĂ©rience de trek, et cela a suffi pour le cardio et les jambes. Le premier mois a servi Ă reprendre la course Ă pied, le second Ă monter en charge avec au moins un footing par semaine, entre 12 et 18 km.
Le plus tĂŽt possible. Nous avons contactĂ© les refuges vers le mois de mars pour un dĂ©part en juillet, et deux dâentre eux Ă©taient dĂ©jĂ complets. Le parcours croise le Tour du Mont-Blanc, ce qui explique la pression sur les couchages en Ă©tĂ©.
Pas nĂ©cessairement. Nos deux nuits de bivouac ont Ă©tĂ© prises en demi-pension auprĂšs des refuges : on plante la tente Ă proximitĂ© et lâon prend dĂźner et petit-dĂ©jeuner sur place. Câest ce qui a le plus allĂ©gĂ© mon sac pour ce premier trek.
Marcher avec le sac chargĂ©, ce que je nâavais pas fait. Le cardio et les jambes tenaient trĂšs bien, mais jâai eu de plus en plus mal dans le cou au fil des jours Ă cause du portage. Renforcer les trapĂšzes aurait Ă©tĂ© utile.
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