Préparer le trek du Beaufortain,
entraînement, refuges et matériel

Par Geoffrey Ménissier — publié le .

Randonnée dans la brume au départ du trek du Beaufortain

En bref

Deux mois de préparation pour un premier trek classé très difficile, sans expérience préalable. Ce qui a marché, et ce que nous avions mal anticipé.
0 commentaires

Je suis parti quatre jours dans le Beaufortain en juillet, avec cinq amis et sans aucune expérience du trek, séjour raconté dans notre trek du Beaufortain en 4 jours. J’avais commencé à préparer cette randonnée environ deux mois à l’avance. Voici précisément ce que j’ai fait, et ce que j’avais négligé.

Sommaire

Randonnée dans la brume au début du trek Passage dans les névés sur le trek du Beaufortain

Inscrivez-vous à notre newsletter pour rester informé de nos prochains voyages.

Réserver les refuges, et le faire tôt

Contactés en mars, deux déjà complets

Nous avons contacté les refuges vers le mois de mars pour un départ en juillet. Malgré cette anticipation, deux d’entre eux étaient déjà complets. C’est la première leçon de ce trek : sur un itinéraire qui croise le Tour du Mont-Blanc, la réservation se joue très en amont.

Résultat, une seule de nos trois nuits s’est faite en couchage de refuge, celle du refuge des Arolles. Les deux autres ont été en bivouac. Ce n’était pas notre plan initial, mais cela a finalement bien fonctionné. Voyez notre page sur les refuges et le bivouac.

Choisir le bivouac en demi-pension

Ne pas porter la nourriture, ni le réchaud

Les deux nuits de bivouac ont été prises en demi-pension auprès des refuges. Concrètement, on plante sa tente à proximité et l’on dîne et petit-déjeune au refuge. C’est la décision qui a le plus allégé mon sac, puisqu’elle supprime la nourriture et le réchaud.

Pour un premier trek, cela change beaucoup de choses : on garde le confort des repas chauds et de l’eau disponible, sans le poids ni la logistique du camping autonome. C’est une formule que nous recommandons franchement à qui débute, et que nous détaillons dans notre checklist de sac.

Deux mois d’entraînement, mois par mois

Reprise en douceur, puis montée en charge

Trek Magazine classe cet itinéraire en très difficile, et je n’avais aucune expérience de trek. J’ai donc commencé deux mois avant. Sur le premier mois, je me suis contenté de reprendre la course à pied et de marcher un peu plus souvent, sans plan structuré.

Sur le second mois, j’ai évité l’alcool, fait plus attention à mon alimentation et augmenté la charge : au moins un footing par semaine, entre 12 et 18 km de course. Au niveau du cardio et des jambes, j’étais bien préparé le jour du départ.

Ce que j’avais mal préparé : le portage

Pensez à renforcer vos trapèzes

Le cardio et les jambes n’ont pas été le problème. En revanche, avec le poids du sac, plus les jours passaient, plus j’avais mal dans le cou. C’est le seul point sur lequel mon entraînement était clairement insuffisant, et il n’apparaissait dans aucun de mes calculs.

Si vous préparez un trek en portant un sac pour la première fois, renforcez vos trapèzes et surtout marchez avec le sac chargé avant le départ. Courir 18 km à vide ne prépare pas au portage, c’est l’enseignement le plus utile de ma préparation.

Anticiper la météo, même en juillet

Les refuges annoncent de la neige et du zéro degré

On a beau partir en juillet, les refuges nous avaient prévenus qu’il n’était pas impossible d’avoir de la neige et des températures proches de zéro. Ils avaient raison : nous avons traversé des névés dès la première journée et environ 45 minutes de neige continue le troisième jour.

Nous avons aussi eu des orages une nuit et des averses le dernier matin. Prévoir la pluie et le froid n’est pas du zèle sur ce parcours, c’est une nécessité. Les conséquences concrètes sont détaillées dans notre page sur la difficulté du tour.

Le matériel : ce que j’ai acheté, ce que j’ai loué

La location pour la tente et le matelas

Je disposais déjà d’un peu de matériel pour le froid, hérité de notre voyage en Norvège : deux polaires, un sac de couchage, un sac à dos de 50 litres et une veste coupe-vent. J’ai acheté des chaussures de randonnée, des bâtons, une housse de pluie et des collants en laine mérinos.

Pour le bivouac, afin de ne pas trop dépenser, j’ai loué une tente légère et un matelas de trek confortable via le site Bivouac-location. Les deux ont été livrés chez moi quelques jours avant le départ, ce qui est très pratique. Le détail complet est dans notre checklist de matériel.

Komoot en complément du balisage

J’ai pris les distances et les dénivelés dans Trek Magazine, mais sur le terrain nous avons suivi la trace GPS via l’application Komoot. C’était indispensable sur les portions où le sentier disparaît, notamment la fin de la deuxième journée, entièrement dans les rochers.

Pour l’eau, je remplissais la poche selon la difficulté du jour, entre 1,5 et 2,5 litres, et cela a suffi. Les refuges permettent de refaire le plein, ce qui évite de porter trois litres en permanence. Voyez notre itinéraire étape par étape.

La logistique du départ et de l’arrivée

Une nuit sur place avant d’attaquer

Nous avons dormi à Arêches la veille du départ, à l’hôtel Viallet, où l’accueil est très sympathique. C’est un choix que nous recommandons : cela permet de partir vers 8 h après un passage à la boulangerie, plutôt que d’enchaîner voyage et première grosse étape.

Sachez qu’une navette gratuite monte à Arêches depuis la gare d’Albertville, ce qui rend le trek faisable sans voiture, comme nous l’expliquons dans le tour du Beaufortain sans voiture. Vous pouvez comparer les hébergements à Arêches-Beaufort pour la nuit précédant le départ.

FAQ, vos questions

Combien de temps faut-il pour préparer le trek du Beaufortain ?

J’ai commencé environ deux mois avant, sans aucune expérience de trek, et cela a suffi pour le cardio et les jambes. Le premier mois a servi à reprendre la course à pied, le second à monter en charge avec au moins un footing par semaine, entre 12 et 18 km.

Quand faut-il réserver les refuges ?

Le plus tôt possible. Nous avons contacté les refuges vers le mois de mars pour un départ en juillet, et deux d’entre eux étaient déjà complets. Le parcours croise le Tour du Mont-Blanc, ce qui explique la pression sur les couchages en été.

Faut-il porter sa nourriture et un réchaud ?

Pas nécessairement. Nos deux nuits de bivouac ont été prises en demi-pension auprès des refuges : on plante la tente à proximité et l’on prend dîner et petit-déjeuner sur place. C’est ce qui a le plus allégé mon sac pour ce premier trek.

Quel entraînement spécifique conseillez-vous ?

Marcher avec le sac chargé, ce que je n’avais pas fait. Le cardio et les jambes tenaient très bien, mais j’ai eu de plus en plus mal dans le cou au fil des jours à cause du portage. Renforcer les trapèzes aurait été utile.

Vous avez aimé cet article ? Epinglez-le sur Pinterest
et abonnez-vous à notre newsletter.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour être alerté de nos prochains voyages. N’hésitez pas à laisser un commentaire ou poser une question en bas de la page. À bientôt.

Image de partage sur Pinterest

Inspiration

Vous cherchez de l'inspiration pour votre prochain voyage ? Découvrez nos destinations par thématiques.