Par Geoffrey Ménissier — publié le .
En bref
Quatre jours de marche en boucle au départ d’Arêches, une nuit en refuge et deux en bivouac, à six au départ et à deux à l’arrivée.
0 commentaires
Je suis parti quatre jours dans les Alpes en juillet, sans Sandrine ni Victor mais avec cinq amis, pour boucler le tour du Beaufortain au départ d’Arêches. Le récit complet se lit dans notre trek du Beaufortain en 4 jours. Cette page reprend l’itinéraire étape par étape, chiffres à l’appui.
Inscrivez-vous à notre newsletter pour rester informé de nos prochains voyages.
En additionnant les quatre étapes, le parcours représente 75 km pour 4 800 mètres de dénivelé positif et autant en négatif. Ces indications viennent de Trek Magazine, qui classe l’itinéraire en très difficile, et non de nos propres relevés.
La répartition est très inégale : les deux premiers jours concentrent 3 400 mètres de montée à eux seuls, alors que le dernier jour est presque entièrement en descente. C’est ce déséquilibre qu’il faut avoir en tête pour se préparer, comme nous l’expliquons dans notre page sur la difficulté du tour.
Nous avions dormi la veille à l’hôtel Viallet, à Arêches. Départ vers 8 h après un passage à la boulangerie pour prendre des sandwichs. La montée commence fort dès les premiers mètres, dans une forêt encore sous la brume.
Un passage plus calme suit, où nous avons croisé trois Patous gardant les troupeaux : impressionnants, et il est fortement conseillé de ne pas chercher le contact. Puis vient la montée vers le Pas de l’Âne, où nous avons pique-niqué avec une belle vue et une météo dégagée.
L’après-midi commence par une longue descente avec quelques passages enneigés, avant les cols des Lacs puis de la Bathie. La fin se fait au contact des vaches, mais attention au dernier kilomètre : c’est un piège, avec une forte montée sur la fin.
Nous sommes arrivés au refuge des Arolles vers 18 h. La terrasse offre une vue magnifique sur le Mont-Blanc au coucher du soleil. Christian et Daniel sont arrivés près de trois heures plus tard, après des difficultés dans les premières descentes enneigées.
La matinée se déroule à flanc de montagne, dans un décor fleuri traversé de rivières et de chutes d’eau. Vient ensuite un passage délicat : la descente dans les bois vers le lac de Saint-Guérin, où racines et boue ralentissent nettement la progression.
Depuis le lac, nous sommes remontés jusqu’au lac de fées pour le pique-nique, une montée assez éprouvante en plein soleil. La suite enchaîne le Cormet d’Arêches, à 2 107 mètres, puis le col du Bresson, à 2 469 mètres.
La fin de journée est la plus dure du trek : il n’y a plus vraiment de chemin et l’on monte à travers les rochers. Une fois en haut, le refuge apparaît à une dizaine de minutes seulement. J’ai été accueilli par deux bouquetins qui m’ont regardé passer.
C’est pour moi la journée la plus difficile des quatre. Le refuge de Presset est aussi le plus beau du parcours, avec ses baies vitrées ouvertes sur la Pierra Menta, comme détaillé dans notre page sur le refuge de Presset.
C’est presque une journée de repos par rapport aux précédentes, avec 13 km seulement. Elle commence pourtant intensément par l’ascension du col du Grand Fond, qui surplombe le lac de Presset. On y atteint le point le plus haut du trek, à 2 671 mètres.
Avant de descendre la combe de la Neuva, comptez environ 45 minutes de passage entièrement dans la neige, en juillet. La descente est ensuite plutôt facile, avec plusieurs traversées du ruisseau de la Neuva. On longe ensuite un bout de la D902 vers les Chapieux, puis la montée finale vers le refuge de la Croix du Bonhomme m’a semblé interminable, parmi les moutons.
C’est l’étape la plus longue en distance, mais avec beaucoup moins de dénivelé positif. Avec ses 2 000 mètres de descente, c’est de la descente sur presque tout le trajet. Les bâtons de marche aident vraiment à préserver les genoux, et ce n’est pas un détail.
Le départ se fait le long de la Crête des Gittes, en restant attentif à ses pieds tant le chemin est étroit par endroits. La vue vaut le coup d’œil des deux côtés. La descente mène au plan de la Lai, puis on monte au point de vue de la Grande Berge.
Depuis la Grande Berge, qui surplombe le lac de Roselend, nous sommes redescendus à Treicol pour longer le lac jusqu’à son barrage, et nous avons mangé avec vue sur l’eau.
Une dernière montée mène au col du Pré, via le hameau de Boudin. C’est là que mon genou s’est bloqué : j’ai fait les trois derniers kilomètres au ralenti. Guillaume, parti devant, s’était de son côté trompé de chemin et s’était offert un kilomètre supplémentaire.
C’est l’élément que la plupart des descriptions d’itinéraire passent sous silence. Au petit-déjeuner du deuxième jour, Christian, Daniel et Simon ont renoncé au vu des difficultés rencontrées la veille. Stéphane, qui avait organisé le trek, a décidé de ne pas continuer sans le groupe complet.
Dès la deuxième journée, nous n’étions donc plus que Guillaume et moi. Ce n’est pas anecdotique : cela dit quelque chose du niveau réel exigé par ce parcours, et nous le développons dans notre retour sur la difficulté du tour du Beaufortain.
Les indications de kilomètres et de dénivelés viennent de Trek Magazine. Sur place, nous avons suivi la trace GPS via l’application Komoot, ce qui s’est révélé bien plus utile que le balisage sur les portions hors sentier, notamment la fin de la deuxième journée.
Pour l’eau, je remplissais la poche en fonction de la difficulté du jour, entre 1,5 et 2,5 litres. Cela s’est avéré suffisant, les refuges permettant de refaire le plein. Les détails de préparation sont dans notre page sur la préparation du trek.
Nous avons contacté les refuges vers le mois de mars pour un départ en juillet, et deux d’entre eux étaient déjà complets. Une nuit s’est donc faite en refuge et les deux autres en bivouac, en demi-pension, ce qui évite de porter nourriture et réchaud. Voyez refuges et bivouac dans le Beaufortain.
Pour l’arrivée, une navette gratuite monte à Arêches depuis la gare d’Albertville, comme nous l’expliquons dans faire le tour du Beaufortain sans voiture. Si vous préférez le véhicule, vous pouvez comparer les loueurs en Savoie ou comparer les hébergements à Arêches-Beaufort.
En additionnant nos quatre étapes, le parcours représente 75 km pour 4 800 mètres de dénivelé positif et autant en négatif. Ces chiffres viennent de Trek Magazine et se répartissent en 19, 20, 13 puis 23 kilomètres, la troisième journée étant la plus légère.
Le col du Grand Fond, à 2 671 mètres, atteint au début de la troisième journée juste au-dessus du lac de Presset. Sur le parcours, on passe aussi par le Cormet d’Arêches à 2 107 mètres et le col du Bresson à 2 469 mètres.
La deuxième, du refuge des Arolles au refuge de Presset : 20 km et 1 600 mètres de montée, avec une descente boueuse vers le lac de Saint-Guérin et une fin d’étape hors sentier, dans les rochers. C’est celle qui m’a le plus coûté sur les quatre.
Nous l’avons parcouru au départ d’Arêches dans le sens qui place les deux grosses journées de montée en premier et les 2 000 mètres de descente en dernier. Nous avons croisé des randonneurs en sens inverse, mais nous n’avons pas testé cette option.
Inspiration
Vous cherchez de l'inspiration pour votre prochain voyage ? Découvrez nos destinations par thématiques.