Le tour du Beaufortain en 4 jours,
notre itinéraire étape par étape

Vue sur le Beaufortain depuis le refuge de Presset

En bref

Quatre jours de marche en boucle au dĂ©part d’ArĂȘches, une nuit en refuge et deux en bivouac, Ă  six au dĂ©part et Ă  deux Ă  l’arrivĂ©e.
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Je suis parti quatre jours dans les Alpes en juillet, sans Sandrine ni Victor mais avec cinq amis, pour boucler le tour du Beaufortain au dĂ©part d’ArĂȘches. Le rĂ©cit complet se lit dans notre trek du Beaufortain en 4 jours. Cette page reprend l’itinĂ©raire Ă©tape par Ă©tape, chiffres Ă  l’appui.

Sommaire

Déjeuner au premier sommet du trek du Beaufortain Vue sur le lac de Presset depuis la pointe de Presset

Les chiffres du tour du Beaufortain

75 kilomÚtres et 4 800 mÚtres de dénivelé

En additionnant les quatre Ă©tapes, le parcours reprĂ©sente 75 km pour 4 800 mĂštres de dĂ©nivelĂ© positif et autant en nĂ©gatif. Ces indications viennent de Trek Magazine, qui classe l’itinĂ©raire en trĂšs difficile, et non de nos propres relevĂ©s.

La rĂ©partition est trĂšs inĂ©gale : les deux premiers jours concentrent 3 400 mĂštres de montĂ©e Ă  eux seuls, alors que le dernier jour est presque entiĂšrement en descente. C’est ce dĂ©sĂ©quilibre qu’il faut avoir en tĂȘte pour se prĂ©parer, comme nous l’expliquons dans notre page sur la difficultĂ© du tour.

Jour 1 : d’ArĂȘches au refuge des Arolles

19 km, +1 800 m, -900 m

Nous avions dormi la veille Ă  l’hĂŽtel Viallet, Ă  ArĂȘches. DĂ©part vers 8 h aprĂšs un passage Ă  la boulangerie pour prendre des sandwichs. La montĂ©e commence fort dĂšs les premiers mĂštres, dans une forĂȘt encore sous la brume.

Un passage plus calme suit, oĂč nous avons croisĂ© trois Patous gardant les troupeaux : impressionnants, et il est fortement conseillĂ© de ne pas chercher le contact. Puis vient la montĂ©e vers le Pas de l’Âne, oĂč nous avons pique-niquĂ© avec une belle vue et une mĂ©tĂ©o dĂ©gagĂ©e.

Une fin d’étape piĂ©geuse

L’aprĂšs-midi commence par une longue descente avec quelques passages enneigĂ©s, avant les cols des Lacs puis de la Bathie. La fin se fait au contact des vaches, mais attention au dernier kilomĂštre : c’est un piĂšge, avec une forte montĂ©e sur la fin.

Nous sommes arrivĂ©s au refuge des Arolles vers 18 h. La terrasse offre une vue magnifique sur le Mont-Blanc au coucher du soleil. Christian et Daniel sont arrivĂ©s prĂšs de trois heures plus tard, aprĂšs des difficultĂ©s dans les premiĂšres descentes enneigĂ©es.

Jour 2 : du refuge des Arolles au refuge de Presset

20 km, +1 600 m, -1 000 m

La matinĂ©e se dĂ©roule Ă  flanc de montagne, dans un dĂ©cor fleuri traversĂ© de riviĂšres et de chutes d’eau. Vient ensuite un passage dĂ©licat : la descente dans les bois vers le lac de Saint-GuĂ©rin, oĂč racines et boue ralentissent nettement la progression.

Depuis le lac, nous sommes remontĂ©s jusqu’au lac de fĂ©es pour le pique-nique, une montĂ©e assez Ă©prouvante en plein soleil. La suite enchaĂźne le Cormet d’ArĂȘches, Ă  2 107 mĂštres, puis le col du Bresson, Ă  2 469 mĂštres.

La journée la plus difficile des quatre

La fin de journĂ©e est la plus dure du trek : il n’y a plus vraiment de chemin et l’on monte Ă  travers les rochers. Une fois en haut, le refuge apparaĂźt Ă  une dizaine de minutes seulement. J’ai Ă©tĂ© accueilli par deux bouquetins qui m’ont regardĂ© passer.

C’est pour moi la journĂ©e la plus difficile des quatre. Le refuge de Presset est aussi le plus beau du parcours, avec ses baies vitrĂ©es ouvertes sur la Pierra Menta, comme dĂ©taillĂ© dans notre page sur le refuge de Presset.

Jour 3 : de Presset au col de la Croix du Bonhomme

13 km, +850 m, -900 m

C’est presque une journĂ©e de repos par rapport aux prĂ©cĂ©dentes, avec 13 km seulement. Elle commence pourtant intensĂ©ment par l’ascension du col du Grand Fond, qui surplombe le lac de Presset. On y atteint le point le plus haut du trek, Ă  2 671 mĂštres.

Avant de descendre la combe de la Neuva, comptez environ 45 minutes de passage entiĂšrement dans la neige, en juillet. La descente est ensuite plutĂŽt facile, avec plusieurs traversĂ©es du ruisseau de la Neuva. On longe ensuite un bout de la D902 vers les Chapieux, puis la montĂ©e finale vers le refuge de la Croix du Bonhomme m’a semblĂ© interminable, parmi les moutons.

Jour 4 : du col de la Croix du Bonhomme Ă  ArĂȘches

23 km, +550 m, -2 000 m

C’est l’étape la plus longue en distance, mais avec beaucoup moins de dĂ©nivelĂ© positif. Avec ses 2 000 mĂštres de descente, c’est de la descente sur presque tout le trajet. Les bĂątons de marche aident vraiment Ă  prĂ©server les genoux, et ce n’est pas un dĂ©tail.

Le dĂ©part se fait le long de la CrĂȘte des Gittes, en restant attentif Ă  ses pieds tant le chemin est Ă©troit par endroits. La vue vaut le coup d’Ɠil des deux cĂŽtĂ©s. La descente mĂšne au plan de la Lai, puis on monte au point de vue de la Grande Berge.

Le lac de Roselend et la fin de parcours

Depuis la Grande Berge, qui surplombe le lac de Roselend, nous sommes redescendus Ă  Treicol pour longer le lac jusqu’à son barrage, et nous avons mangĂ© avec vue sur l’eau.

Une derniĂšre montĂ©e mĂšne au col du PrĂ©, via le hameau de Boudin. C’est lĂ  que mon genou s’est bloquĂ© : j’ai fait les trois derniers kilomĂštres au ralenti. Guillaume, parti devant, s’était de son cĂŽtĂ© trompĂ© de chemin et s’était offert un kilomĂštre supplĂ©mentaire.

Les abandons du deuxiĂšme matin

Nous sommes partis Ă  six, nous avons fini Ă  deux

C’est l’élĂ©ment que la plupart des descriptions d’itinĂ©raire passent sous silence. Au petit-dĂ©jeuner du deuxiĂšme jour, Christian, Daniel et Simon ont renoncĂ© au vu des difficultĂ©s rencontrĂ©es la veille. StĂ©phane, qui avait organisĂ© le trek, a dĂ©cidĂ© de ne pas continuer sans le groupe complet.

DĂšs la deuxiĂšme journĂ©e, nous n’étions donc plus que Guillaume et moi. Ce n’est pas anecdotique : cela dit quelque chose du niveau rĂ©el exigĂ© par ce parcours, et nous le dĂ©veloppons dans notre retour sur la difficultĂ© du tour du Beaufortain.

Trek Magazine pour les chiffres, Komoot sur le terrain

Les indications de kilomĂštres et de dĂ©nivelĂ©s viennent de Trek Magazine. Sur place, nous avons suivi la trace GPS via l’application Komoot, ce qui s’est rĂ©vĂ©lĂ© bien plus utile que le balisage sur les portions hors sentier, notamment la fin de la deuxiĂšme journĂ©e.

Pour l’eau, je remplissais la poche en fonction de la difficultĂ© du jour, entre 1,5 et 2,5 litres. Cela s’est avĂ©rĂ© suffisant, les refuges permettant de refaire le plein. Les dĂ©tails de prĂ©paration sont dans notre page sur la prĂ©paration du trek.

Organiser votre tour du Beaufortain

Réserver tÎt, et penser au sans-voiture

Nous avons contactĂ© les refuges vers le mois de mars pour un dĂ©part en juillet, et deux d’entre eux Ă©taient dĂ©jĂ  complets. Une nuit s’est donc faite en refuge et les deux autres en bivouac, en demi-pension, ce qui Ă©vite de porter nourriture et rĂ©chaud. Voyez refuges et bivouac dans le Beaufortain.

Pour l’arrivĂ©e, une navette gratuite monte Ă  ArĂȘches depuis la gare d’Albertville, comme nous l’expliquons dans faire le tour du Beaufortain sans voiture. Si vous prĂ©fĂ©rez le vĂ©hicule, vous pouvez comparer les loueurs en Savoie ou comparer les hĂ©bergements Ă  ArĂȘches-Beaufort.

FAQ, vos questions

Quelle distance fait le tour du Beaufortain en 4 jours ?

En additionnant nos quatre Ă©tapes, le parcours reprĂ©sente 75 km pour 4 800 mĂštres de dĂ©nivelĂ© positif et autant en nĂ©gatif. Ces chiffres viennent de Trek Magazine et se rĂ©partissent en 19, 20, 13 puis 23 kilomĂštres, la troisiĂšme journĂ©e Ă©tant la plus lĂ©gĂšre.

Quel est le point le plus haut du trek ?

Le col du Grand Fond, Ă  2 671 mĂštres, atteint au dĂ©but de la troisiĂšme journĂ©e juste au-dessus du lac de Presset. Sur le parcours, on passe aussi par le Cormet d’ArĂȘches Ă  2 107 mĂštres et le col du Bresson Ă  2 469 mĂštres.

Quelle est l’étape la plus difficile ?

La deuxiĂšme, du refuge des Arolles au refuge de Presset : 20 km et 1 600 mĂštres de montĂ©e, avec une descente boueuse vers le lac de Saint-GuĂ©rin et une fin d’étape hors sentier, dans les rochers. C’est celle qui m’a le plus coĂ»tĂ© sur les quatre.

Dans quel sens faire le tour du Beaufortain ?

Nous l’avons parcouru au dĂ©part d’ArĂȘches dans le sens qui place les deux grosses journĂ©es de montĂ©e en premier et les 2 000 mĂštres de descente en dernier. Nous avons croisĂ© des randonneurs en sens inverse, mais nous n’avons pas testĂ© cette option.

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