Par Geoffrey Ménissier — publié le .
En bref
Le plus beau refuge du tour du Beaufortain, atteint au terme de la journée la plus dure, avec des bouquetins autour des tentes au réveil.
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Je suis passé au refuge de Presset lors d’un trek de quatre jours dans le Beaufortain en juillet, avec cinq amis au départ, séjour raconté dans notre trek du Beaufortain en 4 jours. C’est le plus beau refuge du parcours. Cette page explique comment y arriver et ce qu’il faut savoir avant d’y dormir.
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Nous y sommes arrivés depuis le refuge des Arolles, au terme d’une étape de 20 km et 1 600 mètres de montée. La matinée se fait à flanc de montagne, dans un décor fleuri traversé de rivières, puis descend dans les bois vers le lac de Saint-Guérin.
Depuis le lac, il faut remonter jusqu’au lac de fées, une montée assez éprouvante en plein soleil, puis franchir le Cormet d’Arêches à 2 107 mètres et le col du Bresson à 2 469 mètres. Une fois en haut, on respire un peu mieux.
C’est la partie qu’il faut anticiper : après le col du Bresson, il n’y a plus vraiment de chemin et l’on monte à travers les rochers. Arriver là en fin de journée, après 1 600 mètres de montée, rend cette portion particulièrement pénible.
Une trace GPS devient franchement utile ici, et nous suivions la nôtre via l’application Komoot. La bonne nouvelle, c’est qu’en arrivant en haut vous découvrez le refuge, qui n’est plus qu’à une dizaine de minutes. J’ai été accueilli par deux bouquetins qui m’ont regardé passer.
C’est le plus beau refuge du trek, et cela tient d’abord à son architecture : de grandes baies vitrées offrent une vue directe sur la Pierra Menta, ce pilier rocheux caractéristique du massif. On s’installe et l’on reste à regarder, ce qui est rare après une journée aussi dure.
À table, nous avons échangé avec d’autres randonneurs autour d’un Mafé. C’est le type de soirée qui justifie de dormir en refuge plutôt qu’en autonomie complète, même quand on bivouaque juste à côté ensuite. Vous pouvez voir les activités proposées dans le Beaufortain.
Le refuge est installé au bord d’un petit lac qui reste toujours en partie gelé, y compris en juillet lors de notre passage. C’est l’un des éléments qui donnent au lieu son caractère si particulier, entre le rocher, la glace et les baies vitrées du refuge.
Le lendemain matin, on le retrouve sous une lumière très différente, avec le col du Grand Fond qui le surplombe. C’est d’ailleurs par là que passe l’étape suivante, comme nous le détaillons dans notre itinéraire étape par étape.
C’est le souvenir le plus fort que je garde de cet endroit. Le matin, je me suis levé avant Guillaume et, depuis la terrasse du refuge, j’ai observé au moins six bouquetins qui s’approchaient des tentes. Rien de spectaculaire dans leur comportement, simplement une présence tranquille.
J’en avais déjà croisé deux la veille en arrivant, juste avant le refuge. Si vous avez la chance de bivouaquer sur place, levez-vous tôt : c’est manifestement le meilleur créneau, et cela ne demande aucun effort particulier.
Autant le savoir avant d’arriver : il n’y a pas de douches au refuge de Presset, uniquement des lavabos pour une toilette rapide et froide. Après la journée la plus dure du trek, c’est le moment où l’on regrette le refuge des Arolles de la veille.
Concrètement, prévoyez une serviette microfibre, du savon sec et des vêtements propres et chauds pour la soirée, car la température chute très vite en fin de journée à cette altitude. Nous détaillons ce matériel dans notre checklist de sac pour un trek en bivouac.
Nous avions le bivouac en demi-pension, faute de couchages disponibles. Nous avons donc monté la tente après le dîner, à côté du refuge. Le matelas loué était de bonne qualité, mais le terrain légèrement en pente m’a donné l’impression de glisser plusieurs fois dans la nuit.
Côté froid, je n’ai finalement pas utilisé le collant en mérinos que j’avais emporté : le sac de couchage et la couverture de survie, posée pour m’isoler de l’humidité, ont suffi. La formule est expliquée dans notre page sur les refuges et le bivouac.
L’étape suivante commence immédiatement par l’ascension du col du Grand Fond, qui surplombe le lac de Presset. On y atteint le point le plus haut de tout le parcours, à 2 671 mètres. C’est une entrée en matière intense pour une journée pourtant plus courte.
Il faut ensuite compter environ 45 minutes de traversée entièrement dans la neige avant de descendre la combe de la Neuva, même en juillet. Plusieurs randonneurs croisés en sens inverse ne s’y attendaient pas du tout. Voyez notre retour sur la difficulté du tour.
Nous y sommes arrivés depuis le refuge des Arolles, par le Cormet d’Arêches à 2 107 mètres puis le col du Bresson à 2 469 mètres, soit une étape de 20 km et 1 600 mètres de montée. La dernière portion se fait hors sentier, à travers les rochers.
Non. Le refuge ne dispose que de lavabos, pour une toilette rapide et froide. Prévoyez une serviette microfibre, du savon sec et des vêtements propres et chauds pour la soirée, car la température chute vite à cette altitude en fin de journée.
Oui, et c’est ce qui en fait le plus beau refuge du trek à nos yeux. De grandes baies vitrées offrent une vue directe sur la Pierra Menta. Le refuge est par ailleurs installé au bord d’un petit lac qui reste toujours en partie gelé.
Nous en avons vu deux en arrivant, la veille au soir, puis au moins six le lendemain matin, qui s’approchaient des tentes. Levez-vous tôt et observez depuis la terrasse du refuge : c’est manifestement le meilleur moment de la journée.
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