En bref
Le plus beau refuge du tour du Beaufortain, atteint au terme de la journée la plus dure, avec des bouquetins autour des tentes au réveil.
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Je suis passĂ© au refuge de Presset lors dâun trek de quatre jours dans le Beaufortain en juillet, avec cinq amis au dĂ©part, sĂ©jour racontĂ© dans notre trek du Beaufortain en 4 jours. Câest le plus beau refuge du parcours. Cette page explique comment y arriver et ce quâil faut savoir avant dây dormir.
Nous y sommes arrivĂ©s depuis le refuge des Arolles, au terme dâune Ă©tape de 20 km et 1 600 mĂštres de montĂ©e. La matinĂ©e se fait Ă flanc de montagne, dans un dĂ©cor fleuri traversĂ© de riviĂšres, puis descend dans les bois vers le lac de Saint-GuĂ©rin.
Depuis le lac, il faut remonter jusquâau lac de fĂ©es, une montĂ©e assez Ă©prouvante en plein soleil, puis franchir le Cormet dâArĂȘches Ă 2 107 mĂštres et le col du Bresson Ă 2 469 mĂštres. Une fois en haut, on respire un peu mieux.
Câest la partie quâil faut anticiper : aprĂšs le col du Bresson, il nây a plus vraiment de chemin et lâon monte Ă travers les rochers. Arriver lĂ en fin de journĂ©e, aprĂšs 1 600 mĂštres de montĂ©e, rend cette portion particuliĂšrement pĂ©nible.
Une trace GPS devient franchement utile ici, et nous suivions la nĂŽtre via lâapplication Komoot. La bonne nouvelle, câest quâen arrivant en haut vous dĂ©couvrez le refuge, qui nâest plus quâĂ une dizaine de minutes. Jâai Ă©tĂ© accueilli par deux bouquetins qui mâont regardĂ© passer.
Câest le plus beau refuge du trek, et cela tient dâabord Ă son architecture : de grandes baies vitrĂ©es offrent une vue directe sur la Pierra Menta, ce pilier rocheux caractĂ©ristique du massif. On sâinstalle et lâon reste Ă regarder, ce qui est rare aprĂšs une journĂ©e aussi dure.
Ă table, nous avons Ă©changĂ© avec dâautres randonneurs autour dâun MafĂ©. Câest le type de soirĂ©e qui justifie de dormir en refuge plutĂŽt quâen autonomie complĂšte, mĂȘme quand on bivouaque juste Ă cĂŽtĂ© ensuite. Vous pouvez voir les activitĂ©s proposĂ©es dans le Beaufortain.
Le refuge est installĂ© au bord dâun petit lac qui reste toujours en partie gelĂ©, y compris en juillet lors de notre passage. Câest lâun des Ă©lĂ©ments qui donnent au lieu son caractĂšre si particulier, entre le rocher, la glace et les baies vitrĂ©es du refuge.
Le lendemain matin, on le retrouve sous une lumiĂšre trĂšs diffĂ©rente, avec le col du Grand Fond qui le surplombe. Câest dâailleurs par lĂ que passe lâĂ©tape suivante, comme nous le dĂ©taillons dans notre itinĂ©raire Ă©tape par Ă©tape.
Câest le souvenir le plus fort que je garde de cet endroit. Le matin, je me suis levĂ© avant Guillaume et, depuis la terrasse du refuge, jâai observĂ© au moins six bouquetins qui sâapprochaient des tentes. Rien de spectaculaire dans leur comportement, simplement une prĂ©sence tranquille.
Jâen avais dĂ©jĂ croisĂ© deux la veille en arrivant, juste avant le refuge. Si vous avez la chance de bivouaquer sur place, levez-vous tĂŽt : câest manifestement le meilleur crĂ©neau, et cela ne demande aucun effort particulier.
Autant le savoir avant dâarriver : il nây a pas de douches au refuge de Presset, uniquement des lavabos pour une toilette rapide et froide. AprĂšs la journĂ©e la plus dure du trek, câest le moment oĂč lâon regrette le refuge des Arolles de la veille.
ConcrĂštement, prĂ©voyez une serviette microfibre, du savon sec et des vĂȘtements propres et chauds pour la soirĂ©e, car la tempĂ©rature chute trĂšs vite en fin de journĂ©e Ă cette altitude. Nous dĂ©taillons ce matĂ©riel dans notre checklist de sac pour un trek en bivouac.
Nous avions le bivouac en demi-pension, faute de couchages disponibles. Nous avons donc montĂ© la tente aprĂšs le dĂźner, Ă cĂŽtĂ© du refuge. Le matelas louĂ© Ă©tait de bonne qualitĂ©, mais le terrain lĂ©gĂšrement en pente mâa donnĂ© lâimpression de glisser plusieurs fois dans la nuit.
CĂŽtĂ© froid, je nâai finalement pas utilisĂ© le collant en mĂ©rinos que jâavais emportĂ© : le sac de couchage et la couverture de survie, posĂ©e pour mâisoler de lâhumiditĂ©, ont suffi. La formule est expliquĂ©e dans notre page sur les refuges et le bivouac.
LâĂ©tape suivante commence immĂ©diatement par lâascension du col du Grand Fond, qui surplombe le lac de Presset. On y atteint le point le plus haut de tout le parcours, Ă 2 671 mĂštres. Câest une entrĂ©e en matiĂšre intense pour une journĂ©e pourtant plus courte.
Il faut ensuite compter environ 45 minutes de traversĂ©e entiĂšrement dans la neige avant de descendre la combe de la Neuva, mĂȘme en juillet. Plusieurs randonneurs croisĂ©s en sens inverse ne sây attendaient pas du tout. Voyez notre retour sur la difficultĂ© du tour.
Nous y sommes arrivĂ©s depuis le refuge des Arolles, par le Cormet dâArĂȘches Ă 2 107 mĂštres puis le col du Bresson Ă 2 469 mĂštres, soit une Ă©tape de 20 km et 1 600 mĂštres de montĂ©e. La derniĂšre portion se fait hors sentier, Ă travers les rochers.
Non. Le refuge ne dispose que de lavabos, pour une toilette rapide et froide. PrĂ©voyez une serviette microfibre, du savon sec et des vĂȘtements propres et chauds pour la soirĂ©e, car la tempĂ©rature chute vite Ă cette altitude en fin de journĂ©e.
Oui, et câest ce qui en fait le plus beau refuge du trek Ă nos yeux. De grandes baies vitrĂ©es offrent une vue directe sur la Pierra Menta. Le refuge est par ailleurs installĂ© au bord dâun petit lac qui reste toujours en partie gelĂ©.
Nous en avons vu deux en arrivant, la veille au soir, puis au moins six le lendemain matin, qui sâapprochaient des tentes. Levez-vous tĂŽt et observez depuis la terrasse du refuge : câest manifestement le meilleur moment de la journĂ©e.
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