En bref
Des Salines aux anses sauvages de sable noir, notre sélection des plus belles plages de la Martinique, avec les spots de snorkeling et les pièges à éviter.
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Sept séjours en Martinique, dont une bonne partie passée les pieds dans le sable de la côte sud, ça laisse le temps de se faire un avis sur les plages de l'île. Voici notre sélection, de la carte postale des Salines aux anses sauvages de sable noir du nord, en passant par les fonds blancs de l'Atlantique. Le contexte de ces voyages est dans notre récit dédié à la Martinique, et les autres activités de l'île dans notre page que faire en Martinique.
Un repère simple pour s'orienter : à l'ouest, la mer des Caraïbes, calme et turquoise, concentre les plages de rêve ; à l'est, l'océan Atlantique est plus venté, c'est le terrain des véliplanchistes, des fonds blancs et des îlets. Et au nord, l'activité volcanique a laissé de superbes plages de sable noir.
Le sommaire :
À la pointe sud de l'île, sur la commune de Sainte-Anne, la plage des Salines est probablement la plus belle et la plus connue de la Martinique. Un véritable décor de carte postale sur environ 1,5 km : sable blanc, cocotiers, eau turquoise. Elle attire environ 2 millions de visiteurs par an, autant dire qu'on n'y est pas seul : arrivez tôt le matin pour en profiter au calme, c'est d'autant plus facile qu'en venant de métropole, le décalage horaire vous lèvera naturellement de bonne heure.
Juste à l'est de la plage, la Savane des Pétrifications et l'étang des Salines offrent une randonnée aux airs lunaires, avec une passerelle sur pilotis pour observer la faune. On vous en parle dans notre page randonnées en Martinique.
À 5 km au nord des Salines, la plage municipale de Sainte-Anne est une des plus belles plages de l'île : eaux turquoise, sable blanc, cocotiers, c'est paradisiaque. Son gros avantage sur sa voisine : le bourg est juste derrière, pratique pour déjeuner ou acheter de quoi improviser un pique-nique. En continuant la route vers l'ouest, vous passerez par Le Marin, que nous connaissons trop peu pour vous le recommander en détail.
Tout à l'ouest sur la Caraïbe, ces deux plages comptent parmi les plus appréciées des visiteurs. Au bout d'une route en cul-de-sac, un minuscule parking dessert deux escaliers : à gauche l'anse Dufour, à droite l'anse Noire.
L'anse Dufour est une petite plage de sable blanc, avec toujours des bateaux de pêcheurs posés sur le sable, quelques maisons en arrière-plan et un restaurant que nous n'avons jamais testé, sauf pour y chercher des glaces. L'anse Noire, comme son nom l'indique, est une plage de sable noir, plus sauvage, avec sa forêt de palmiers et son joli ponton en bois d'où faire quelques plongeons.
C'est aussi ici qu'on nage parfois à proximité des tortues. Aucune garantie cependant : lors de notre dernière baignade, Sandrine en a vu une, pas moi ! Si l'observation des fonds vous tente, il existe des sorties snorkeling dédiées aux tortues.
Légèrement au sud des anses Dufour et Noire, la commune des Anses-d'Arlet aligne une belle plage, un marché couvert intéressant et surtout son long ponton parfaitement symétrique à l'église : l'un des points de vue les plus photogéniques de l'île.
En poursuivant vers le sud, la route passe par le Morne Larcher, un volcan éteint de 478 mètres surnommé « la femme couchée » en raison de sa forme, avec une vue spectaculaire sur le rocher du Diamant. Ce rocher est un symbole de l'île : en 1804, pendant la guerre avec l'Angleterre, les Anglais y installèrent une garnison et le baptisèrent officiellement « navire de guerre », le HMS Diamond Rock, avant que les Français ne le reprennent en 1805.
La commune du Diamant vaut l'arrêt : un ponton y offre de belles photos du rocher, et au-dessus de la ville, le mémorial de l'anse Caffard, nommé Cap 110, rend hommage aux 46 esclaves morts dans le naufrage de leur navire, avec ses quinze statues à la tête inclinée. En revanche, soyons honnêtes : nous ne nous sommes jamais baignés à la plage du Diamant, elle a la réputation d'être dangereuse en raison des courants qui emportent au large.
C'est la commune que nous connaissons le mieux : mes grands-parents y avaient leur appartement, et c'est ici que j'ai fait ma première plongée en mer. Ce bourg de pêcheurs, face à l'île anglaise de Sainte-Lucie qu'on aperçoit par beau temps à 35 km au large, est un excellent camp de base, on vous explique pourquoi dans notre guide où dormir en Martinique.
Son gros atout balnéaire : depuis le centre, on longe la mer de plage en plage, sans jamais repasser par la route, sur presque 5 km jusqu'à l'anse Mabouya. On y croise des joggers le matin, et le soir c'est un spot idéal pour photographier le soleil se couchant sur le rocher du Diamant.
L'anse Corps de Garde est particulièrement agréable : c'est une des rares plages de l'île à bénéficier de maîtres-nageurs, avec une piscine d'eau de mer destinée aux scolaires, de la location de kayaks et quelques snacks. Un bon plan avec des enfants, on en reparle dans notre page la Martinique en famille.
Sur la commune de Rivière-Pilote, l'anse Figuier est l'endroit idéal pour le masque et tuba : à gauche de la plage, près des rochers, on observe de nombreux poissons tropicaux, des étoiles de mer et des oursins. C'est aussi là que se trouve l'écomusée de la Martinique, construit sur une ancienne distillerie, qui retrace l'histoire de l'île. De quoi combiner baignade et culture sur une même plage.
Un peu au nord de Saint-Pierre, la ville détruite par l'éruption de 1902, l'anse Céron et l'anse Couleuvre sont deux plages plutôt sauvages de sable noir, héritage de l'activité volcanique de la montagne Pelée. L'ambiance y est radicalement différente des plages du sud : forêt tropicale en toile de fond, fréquentation plus confidentielle. À combiner avec la visite de Saint-Pierre, dont on vous parle dans notre page que faire en Martinique.
La côte est réserve des expériences balnéaires uniques. Au François, des compagnies vous déposent en bateau à la Baignoire de Joséphine, un haut-fond sableux en pleine mer où l'on barbote avec de l'eau à la taille, avant de revenir vous chercher : des excursions vers les fonds blancs partent régulièrement.
Au cap Chevalier, une navette rejoint l'îlet Chevalier où l'on randonne parmi les cactus. Au Vauclin, la pointe Faula a des fonds si peu profonds qu'on marche sur plus de 100 mètres dans l'océan avec de l'eau aux genoux, écoles de voile sur place. Enfin au Robert, essayez-vous à la planche à voile ou louez un kayak pour naviguer dans la baie peu profonde jusqu'à l'îlet Chancel : avec un peu de chance, vous serez seul sur une de ses plages.
Sur les plages principalement, attention aux mancenilliers : ces arbres ont une sève qui devient toxique au contact de l'eau. Ne vous abritez jamais dessous en cas de pluie, vous pourriez être gravement brûlé. Ils sont signalés par une bande de peinture rouge sur leur tronc, apprenez à la repérer dès votre premier jour, notamment avec des enfants.
Côté baignade, les eaux de la Caraïbe sont globalement calmes, mais certaines plages exposées comme celle du Diamant ont la réputation d'être dangereuses à cause des courants. Les plages surveillées sont rares, l'anse Corps de Garde à Sainte-Luce en fait partie.
Quand partir ? La saison sèche, de décembre à mai, offre plus de 25 degrés en moyenne avec un vent agréable venant de la mer. Le soleil se couche vers 18h30 toute l'année : profitez des matinées, et gardez les fins de journée pour les couchers de soleil sur le rocher du Diamant.
Comment s'équiper ? Masque et tuba dans la valise, c'est indispensable pour l'anse Figuier et les anses Dufour et Noire. Prévoyez aussi des chaussures d'eau pour les zones rocheuses et les oursins.
Où se baser ? Le sud concentre les plus belles plages : Sainte-Luce, Sainte-Anne ou les Trois-Îlets sont des camps de base logiques. Notre comparatif détaillé est dans le guide où dormir en Martinique. Et pour rayonner d'une plage à l'autre, la voiture de location reste indispensable, on vous en parle dans que faire en Martinique.
La grande anse des Salines, à la pointe sud de l'île : un décor de carte postale sur environ 1,5 km, sable blanc et cocotiers. C'est aussi la plus fréquentée, environ 2 millions de visiteurs par an, alors arrivez tôt le matin.
Les anses Dufour et Noire, sur la côte Caraïbe, sont réputées pour la nage à proximité des tortues. Aucune garantie cependant : lors de notre dernière baignade, Sandrine en a vu une, pas moi.
Côté Caraïbe, les eaux sont globalement calmes, mais la plage du Diamant a la réputation d'être dangereuse à cause des courants qui emportent au large. Méfiez-vous aussi des mancenilliers, ces arbres à la sève toxique signalés par une bande de peinture rouge, et sachez que peu de plages sont surveillées, l'anse Corps de Garde à Sainte-Luce en fait partie.
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